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jeudi, mai 31, 2007

Ce soir ou jamais: l'attaque du gaufrier

Déniaisez-vous, bon sang! Et que je n'en vois pas un nous menacer de repartir en campagne électorale en plein coeur de la saison estivale. Sinon, je me rendrai illico presto à Québec en brandissant avec véhémence un rouleau à pâte à l'Assemblée nationale. Ah j'oubliais. Je n'ai pas de rouleau à pâte. Très bien. Je les intimiderai plutôt à l'aide de euh... ahem... hum... un gaufrier?

Ben quoi, le gaufrier est une arme potentiellement TRÈS dangeureuse. Je me suis déjà fracassé un pouce en le coinçant par mégarde entre les deux plaques de cet objet du diable.

À noter, je fais d'excellente gaufres liégeoises! :-D

Certes pas aussi alléchantes que celles du marchand de gaufres de Louvain-la-Neuve. Je ne pouvais pas y résister. Chaque fois que je passais devant. Aux gaufres, pas au marchand! ;-)

Snif. La nostalgie m'assaille soudainement. Pour les curieux, voici ce qu'était mon univers architectural quotidien il y a de cela deux ans: ici, ici, ici,ici et ici.

lundi, mai 28, 2007

Pensée du jour

À l'intérieur de chaque homme se cache un Homer Simpson.

Source de l'image: http://en.wikipedia.org/wiki/D'oh!

samedi, mai 26, 2007

Casser son petit cochon

Les dés sont lancés (devrais-je plutôt dire garrochés de manière présomptueuse?). Le récent budget ne fait pas du tout l'unanimité auprès du parti siégeant sur le banc de l'opposition (et auprès de l'autre opposition - celle qui s'oppose à la fois au parti en place et à l'opposition - vous savez, le parti qui s'est fait sacrer toute une volée le 26 mars dernier?), et avec raison. Baisses d'impôts... bla blah... baisses d'impôts... re-bla blah... ah oui? Le gouvernement libéral se voile littéralement la vue. Ou bien il est aveugle aux réels besoins du Québec, ou bien il refuse délibérément de voir ce qu'il a pourtant juste sous le nez.

Le gouvernement libéral et sa ô combien charmante ministre des finances désirent se servir du cadeau empoisonné d'Ottawa (reçu en toute fin de campagne électorale) afin de le reconvertir en baisses d'impôts. L'appât pouvait sembler alléchant à première vue. Inutile de se leurrer: de telles mesures ne profitent jamais vraiment à ceux qui en ont besoin. Par ailleurs, les besoins de la société québécoises sont à la fois multiples et ailleurs. Et le système de santé? Quand on pense qu'il est parfois plus sain de demeurer chez soi que de se décomposer le système immunitaire à l'hôpital, dans une salle d'attente sur-bondée, entouré de sources d'infections potentielles, de personnel épuisé et de médecins dont les problèmes d'attitude sont sans doute dû à un puissant agent pathogène pour lequel il n'existe encore aucun remède [ricanement sarcastique]... Et l'éducation? Comment redonner la flamme aux étudiants qui décrochent? Que faire pour contrer cette épidémie d'écoles qui tombent littéralement en ruine? Comment alléger le fardeau de la dette estudiantine pour quiconque ose s'aventurer au-delà du minimum d'années d'études requises? Et l'environnement, pratiquement passé sous silence? Et la culture, toujours reléguée aux oubliettes? Et le cercle vicieux de la pauvreté, duquel une partie de la population est prisonnière?

Charest a la tête sous la guillotine depuis quelques mois déjà. D'une façon ou d'une autre, ce qui lui sert de tête est mise à prix. Tous l'ont à l'oeil: la population québécoise, l'ADQ, le PQ et même Stephen Harper qui toise maintenant Charest comme si celui-ci était atteint d'une forme chronique de lèpre politique.

Quelques questions se posent. L'ADQ et le PQ, qui menacent tout deux de rejeter ce budget, voient-ils vraiment clair en ce moment? Se rendent-ils compte de l'énormité du geste qu'il s'apprête à poser? Ont-ils bien pesé les pours et les contres? Mon petit doigt me chuchotte qu'ils ne souhaitent renverser le gouvernement Charest que par convoitise, pour leur intérêt personnel et non pour le bien de la nation.

Certes, il serait préférable que le parti se rétracte de lui-même. Avec à sa tête un arrogant de la trempe de Charest, peu probable que le parti se ravise.


D'un côté, j'imagine que Dumont veut bien croire qu'il est paré à toute éventualité et qu'il pourrait faire un bon premier ministre. Laissez-moi en rire à gorge déployée.

Dans l'autre coin du ring, il y a Marois. Qui ne peut guère faire pire que Boisclair. Fera-t-elle mieux? Point d'interrogation. Elle ne m'inspire absolument pas confiance. Mais ça, c'est mon opinion personnelle. Cependant, si le gouvernement libéral s'entête à ne pas vouloir mettre de l'eau dans son vin, que les deux autres partis s'opposent en bloc à son budget et qu'une nouvelle campagne électorale est lancée, Marois sera littéralement propulsée à la tête du PQ, sans réelle course à la direction.

Alors qu'au fédéral, gouverner en minoritaire a permis quelques compromis de part et d'autre, au Québec, tous les partis se targuent de pouvoir faire mieux, tirant chacun sur leur coin de la couverture, comme des bambins à la garderie, qui refusent de prêter un jouet. Nah, c'est à moi. Messieurs et mesdames les ministres, le Québec n'est pas un jouet. La population n'a pas à faire les frais de vos imbécillités.


Le parti libéral, dont les appuis s'amenuisent, aurait tout à gagner en modifiant ses grandes lignes budgétaires. Il nous éviterait à tous de retomber en mode électoral, ce qui, franchement, à deux mois des récentes élections, serait aussi douloureux que de souffrir simultanément d'abcès dentaires, d'ulcères et de sinusite aigüe tout en se tapant une pierre aux reins doublé d'une cirrhose hépatique.

Monsieur Charest, entêtez-vous. Soyez gamin. Vous courrez à votre perte.

vendredi, mai 25, 2007

Vide, vide, comme ma vie est vide...

J'ai terminé hier la lecture du roman Le Vide, de Patrick Sénécal.

Au début, le style plutôt quelconque m'a passablement agacé. Je ne me suis pas sentie interpellée avant d'avoir lu plusieurs pages. Puis, j'ai réussi à faire abstraction de cette forme d'écriture crue et pourtant dépourvue d'une réelle singularité. Du prêt-à-lire, finalement. De plus, ces va-et-vient incessants entre les personnages, d'un chapitre à l'autre, m'ont donné le tournis. J'ai tout de même été peu à peu prise au piège. La trame, sous le signe de l'enquête policière, m'a tenue en haleine un sacré bout de temps!


La thématique tourne inévitablement autour du vide, d'où le titre (perspicace, n'est-ce pas! hé hé). Le vide de la vie, cet atroce trou béant qui vient carier la réalité de monsieur-madame-tout-le-monde. Et c'est bien connu, le monde est plein de caries! :-D

En fait, l'un des points qui m'a plu, c'est la critique acerbe que fait Sénécal de la téléréalité, phénomène que j'exècre au plus haut point. L'insignifiance crasse de ces émissions qui gagnent pourtant en popularité. Berk. C'est à en donner la nausée.

En outre, le mal de vivre des personnages pourrait provoquer une certaine tension chez le lecteur. La lecture de ce roman n'est pas un divertissement des plus joyeux, si je peux dire. Elle pousse au contraire à se questionner. Sur la futilité d'une quête des plaisirs - bien vaine quête. Sur le vice humain qui se perpétue depuis la nuit des temps. Sur la noirceur de certains êtres qui atteignent le fond du fond du fond sans pouvoir remonter. Sur la superficialité. Sur l'ennui du commun des mortels, qui le pousse à se rabattre sur des frivolités insignifiantes (par exemple visionner cette pourriture de reality shows qui envahissent nos écrans comme une plaie contagieuse). Sur nos propres squelettes mal dissimulés au fin fond du placard.

En résumé, il s'agit d'un roman plus qu'acceptable, dont l'intrigue s'avère relativement accrocheuse. Cependant, nous nous trouvons loin du thriller du siècle. La finale abracadabrante m'a fait décroché. Trop énorme pour y croire. En outre, cette brique comporte trop de longueurs. La lecture en devient par moments essoufflante.

Par contre, ce type de bouquin se lit bien en vacances. À insérer dans une des poches de votre valise, donc.

mercredi, mai 23, 2007

Bang! Bang! Clic! Clac! Crounch! Paf!

Aujourd'hui et vendredi, je participe bénévolement à un événement étroitement relié à la thématique dont traite mon travail dirigé. Ces quelques heures à titre de bénévole, bien que peu (pour ne pas dire pas!) payantes sur le plan monétaire, me permettent de côtoyer divers professionnels et étudiants de mon milieu et ainsi élargir mon réseau de contacts.

Cet événement englobe notamment une conférence et une exposition. C'est ainsi qu'en ce 23 jour de mai de l'année deux-mille-sept, j'ai pour la première fois de ma courte existence de muséologue, monté une exposition. Et lorsque je dis «monter», il n'est pas ici question de la signification abstraite du mot. Car oui, durant mes cours, j'ai élaboré quelques concepts d'exposition. Je n'avais cependant jamais réellement mis la main à la pâte (ou au marteau, c'est selon). Ce que j'ai accompli aujourd'hui s'apparente aux diverses tâches effectuées par les techniciens en muséologie. D'ailleurs, je leur lève mon chapeau. Une seule journée et je suis éreintée!

J'ai donc jonglé avec des outils plutôt que des concepts.

Oui oui, vous avez bien lu.

J'ai manié le marteau (sans même me fracasser un doigt!). J'ai fait des retouches de peinture aux paravents qui serviront à accrocher les oeuvres. J'ai installé un panneau explicatif tenu par une charnière métallique. J'ai aidé à la mise en place de l'éclairage, du filage et des pôles qui soutiennent tout ce fatras. Toutes sortes de tâches manuelles, et je n'ai pas haï ça du tout. Bob the Builder, sors de ce corps!

Source de l'image: http://www.mylittleredwagon.com/toys/images/GU-firsttool.jpg

À flot

Lundi était un jour férié. Merci Victoria, les Patriotes, Dollard.

Non, en réalité, ce supposé héros a été récemment discrédité, car il apert que notre cher Dollard-des-Ormeaux n'est pas si winner qu'on veut bien le croire.


Lundi ne fut pas uniquement une journée consacrée à la commémoration de personnalités mortes et enterrées depuis belle lurette. D'ailleurs, les exploits (ou les non-exploits) effectués par ces personnes ne m'ont même pas effleuré l'esprit ce jour-là. Citoyenne indigne que je suis.

Non, lundi fut aussi une fort belle journée ensoleillée, propice à une petite balade au Vieux-Port de Montréal. Nous en avons donc profité pour faire nos curieux explorer l'intérieur du Sedna IV, nouvellement amarré au Vieux-Port.


De captivantes visites guidées ont été mises sur pied par le Biodôme de Montréal. Généralement, ce type de visites me laisse plutôt indifférente, mais j'ai apprécié, d'autant plus que le guide-biologiste nous a appris tout un tas de notions et d'anecdotes fascinantes.

Pour plus d'informations sur la mission et sur les différentes activités organisées au cours des prochaines semaines, allez faire un petit tour sur Sedna.tv.

N.B. La vidéo n'est pas de moi!

lundi, mai 21, 2007

The Top 5 Strikes Back


I got tagged! I got tagged by Mark.

However, since most of my "readers" speak French, I chose to do this little game in French.

Bon, bon. Je disais donc. Mark m'a "taggué" (*ahem* traduction simultanée *ahem*) afin que je participe à ce petit jeu, euh, gastronomique.


Ainsi vont les règles:

1) Sur la liste qui suit, ajoutez votre nom sous la personne qui vous a invité à participer à ce jeu. Indiquez votre ville, province/état/région/whatever ainsi que votre pays.

Nicole
(Sydney, Australia)
velverse
(Kuala Lumpur, Malaysia)
LB
(San Giovanni in Marignano, Italy)
Selba
(Jakarta, Indonesia)
Olivia
(London, England)
ML
(Utah, United States)
Lotus
(Toronto, Canada)
tanabata
(Saitama, Japan)
Andi
(Dallas [ish], Texas, United States)
Lulu
(Chicago, Illinois, United States)
Chris
(Boyne City, Michigan, United States)
AB
(Cave Creek, Arizona, United States)
Johnny
Yen (Chicago, Illinois, United States)
Bubs
(Mt Prospect, Illinois, United States)
Mob
(Midland, Texas United States)
Yas
(Ahwatukee, Arizona USA)
Alicia
(Idaho Falls, Idaho, USA)
Tug
(Hell, Colorado, USA)
Mark Base (Helsingborg, Sweden)
Emilie (Montréal, Québec, Canada)

2) Énumérez les 5 endroits où vous préférez aller casser la croûte, dans votre ville bien sûr.

3) Sélectionnez 5 autres personnes (de préférence de d'autres régions ou pays) en leur faisant savoir que vous les avez choisi.

Ma liste. Je dois spécifier que Montréal comporte plusieurs arrondissements et quartiers. Dans mon arrondissement, en matière de restaurants, nous sommes loin du gros luxe. J'ai donc opté pour des lieux qui se trouvent un peu partout sur l'île.
  1. L'amatrice de sushis que je suis ne peut passer sous silence ce fabuleux repère à sushis, et j'ai nommé Sho Dan. Les combinaisons sont fort originales et le tout est joliment présenté (parfois presque trop beau pour être mangé!).
  2. Un restaurant indien sans prétention, et probablement le meilleur à Montréal: Malhi. Situé sur le coin d'une rue, la salle à manger et l'ambiance sont plutôt ordinaires. Ne soyez pas rebutés par l'aspect quelconque des lieux, car les mets raviront littéralement votre palais.
  3. Pour le trio moules-frites-bières: Les 3 brasseurs. Hummmm. La bonne bière ambrée.
  4. L'auberge du dragon rouge pour l'ambiance «médiévale» festive et les succulents repas hors du commun.
  5. Envie d'un bon dessert accompagné d'un riche café ou d'un thé aux saveurs exquises? Laissez-vous tenter par le Caffè Art Java!
Maintenant, la paresseuse en moi ne sélectionnera aucun blogueur. Allez-y de votre contribution volontaire! :-D

(Non, c'est qu'en fait, souvent, ceux qui sont sélectionnés ne répondent pas à l'appel, alors que d'autres qui n'ont pas été sélectionnés décrochent tout de même le combiné. Alors, faites donc comme vous voulez! :-p)

Source de l'image: http://tubulamarok.free.fr/anime/cdz.manger.gif

dimanche, mai 20, 2007

Top 5

Trouvé ici, ici et ici. Suiveuse? Nah. Inspirée! ;-)

[Parenthèse] Je sens que je vais abuser de la mention ex aequo... [/Parenthèse]

Quels sont...

Vos 5 films préférés?

Oulala! Trop difficile de n'en choisir que 5.
  1. Z
  2. Pane e tulipani
  3. Les Aimants
  4. Roma Città Aperta
  5. Ex aequo: The Constant Gardener, Runaway Jury et Live from Baghdad
Avec une mention spéciale qui va à tous les Pirates of the Caribbean et les Harry Potter.

Vos 5 groupes/chanteurs préférés?
  1. Jacques Brel
  2. U2
  3. Ex aequo: Bon Jovi, R.E.M., Pink Floyd et The Beatles
  4. Dumas
  5. Gianmaria Testa
Vos 5 livres/séries de livres préférés?
  1. Orgueil et préjugés (Jane Austen)
  2. Les bouquins d'Éric-Emmanuel Schmitt, en général
  3. La plupart des écrits de Tonino Benacquista
  4. Ex aequo: les livres d'Alexandre Jardin et Jacques Prévert
  5. Ma vie comme rivière (Simonne Monet-Chartrand, autobiographie en 4 tomes)
Vos 5 sites préférés?
  1. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/
  2. http://www.ledevoir.com/culture/
  3. http://about.museum/
  4. http://www.sephora.com/
  5. http://wikipedia.org/

Vos 5 émissions/séries télé préférées? - encore en diffusion ou pas
  1. Alias (plutôt les saisons 1 à 3, car le reste... bof!)
  2. Lost
  3. Desperate Housewives
  4. Les hauts et les bas de Sophie Paquin
  5. Ex aequo: Fortier et Omertà

vendredi, mai 18, 2007

Noir comme le Labyrinthe...

Source de l'image: http://www.cinemovies.fr


Je viens à l'instant de visionner
Le Labyrinthe de Pan [El Laberinto del Fauno].

Que dire?

Commençons par le commencement. 1944. Alors que la guerre civile est terminée depuis quelques années déjà, l'Espagne s'entredéchire encore et toujours. La jeune Ofélia et sa mère, enceinte, partent vivre chez le nouvel époux de cette dernière, qui est capitaine de l'armée franquiste. Le long-métrage nous dépeint cet homme comme un personnage abject et sans pitié, qui tente de braquer froidement les derniers républicains. La fillette s'évade de cet univers impitoyable en faisant la connaissance d'une fée-insecte qui la guidera vers le monde imaginaire d'un faune, gardien du labyrinthe situé non loin de la demeure où elle a emménagé. L'être fantastique lui révèle qu'elle serait une princesse qui habitait autrefois un royaume merveilleux sur lequel elle pourrait à nouveau régner. Pour ce faire, il lui faudra accomplir trois terrifiantes épreuves initiatiques.

Sombre, Le Labyrinthe de Pan l'est, à l'instar de cette trouble époque. L'Espagne sous Franco, l'après-guerre civile. L'horreur de la guerre. Des images par moments insoutenables. Du sang à profusion. Une violence odieuse. Un ton révoltant.


Malgré tout, la jeune protagoniste qui incarne Ofélia apporte une lueur d'espoir à l'histoire, telle une flamme qui vascille dans la nuit obscure.

Un conte noir, très noir. Pas pour les enfants. Qui dépeint la guerre comme une sale horreur qui rend les hommes capables des pires actes de barbarie, et la vie comme une rivière qui doit suivre son cours, même s'il est tortueux et même s'il ne même nulle part. Toutefois, l'enfance, l'innocente enfance, qui possède une habileté singulière à extirper de la laideur du monde un peu de beauté, applique un baume sur l'inexorable sort de l'humanité déchirée.

Le résultat est sidérant. La prestation des acteurs donne littéralement le vertige (voire la nausée). L'atmosphère grave de cette oeuvre cinématographique noue l'estomac. Déconcernant. Un mélange du style pictural dramatique du peintre espagnol Goya et de l'univers fantasmagorique harrypotteresque.

mardi, mai 15, 2007

Les joies du transport en commun


Pour une raison qui m'échappe totalement, je suis toujours celle à qui les gens viennent faire un brin de conversation dans le métro ou dans une file qui attend bien sagement l'autobus 78 *constamment en retard*. Pour une raison que j'ignore, ces gens qui m'abordent sont, plus souvent qu'autrement, bizarres. Schizo sur les bords. Étrangissimes. Ils doivent se reconnaître en moi, qui suis assez parano-cinglée à mes heures.

Parfois, ils ont simplement besoin de bavarder, je crois.

Encore aujourd'hui, une dame relativement âgée s'est mise à discourir de choses et d'autres: le temps humide, sa belle-soeur qui possède un petit poméranien (err.. cette boule de poils est sans doute un croisement entre un vieux balai et les cheveux du personnage de Réjean dans La Petite Vie), la fille de sa petite nièce qui se fait garder chez je-ne-sais-qui deux jours/semaine, et tant d'autres sujets d'une transcendance exemplaire.

Cette conversation avait des allures de monologue fort édifiant, que j'écoutais distraitement en hochant la tête de temps à autres.

Puis, ma tête a stoppé net lorsque, tout de go, elle m'a avoué qu'elle venait de se sortir d'une mauvaise gastro (parce qu'il existe de bonnes gastro-entérites?), tout en s'approchant très très près de moi. Trop près.

Euh. Madame, merci de ne pas partager vos microbes avec moi.

Je crois finalement que cette petite vieille était plus futée qu'elle en avait l'air, car cette diversion lui a permis de se faufiler devant moi pour entrer dans l'autobus...

Source de la photo: http://www.bonjourquebec.com/fileadmin/Image/planifiez/transport/tvhd_72_g.jpg