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mercredi, mars 14, 2007

Oh crappy day!



What a crappy day.

Température moche. Pluie, brouillard à couper au couteau et une humidité à en faire friser le plus dru des cheveux.


Au travail, tout le monde était sur les dents et, pour une raison que j'ignore, mon bureau s'est transformé en département des plaintes. Je devais régler problème par-dessus problème, si bien que mes projets n'ont pas tellement avancé (voire pas du tout). Tous (éducatrices, parents, y compris les enfants) venaient m'étourdir en de leurs requêtes particulièrement particulières... et quand je dis tous, c'est TOUS EN MÊME TEMPS. Bordel, j'ai juste deux mains et qu'un seul cerveau! Et encore, mon cerveau, il était sur le point de flancher.

Bref, ma journée s'est déroulée de façon merdique et ça m'a fichu une migraine du siècle. La joie la plus totale, quoi.

Les employées étaient définitivement d'humeur massacrante. J'ai probablement été victime du plus gros SPM collectif de l'histoire de l'humanité.

Pour le maintien de ma santé mentale, je crois que je vais demander à ma patronne, à son retour de vacances, d'investir dans un punching bag. Dieu sait que j'en aurais fait bon usage aujourd'hui.

Afin d'évacuer les énergies négatives, je suis allée m'entraîner chez Flex avec une copine... pour me rendre compte une fois sur place que j'avais oublié le feuillet sur lequel est indiqué mon programme d'entraînement. Pffffff..... Charmante journée.

J'ai finalement décidé d'exécuter le même programme qu'elle. J'avais trop besoin de bouger pour simplement rebrousser chemin. Après une heure, mon envie pressante d'assassiner n'importe quel être humain exhibant un faciès un tant soit peu désagréable s'est envolée. Avec la sueur, je me suis vidangée du sentiment d'animosité qui m'animait depuis le début de la matinée.

Anecdote amusante. Ma collègue, sachant que j'avais grand besoin de me dérider un peu, m'a raconté un fait cocasse. Plus tôt aujourd'hui, elle a téléchargé un fond d'écran sur son téléphone cellulaire - pensant que celui-ci arborait en guise d'insigne deux cerises et la mention "Princess"... pour s'apercevoir, une fois la transaction effectuée, qu'il s'agissait plutôt de "Porncess". :-DDD

J'étais morte de rire dans le vestiaire du gym. Ouf. Enfin. Je venais de réussir à remuer mes muscles maxillo-faciaux pour la première fois de la journée!

Source de l'image: http://www.blogzilla.jp/attachments/222200402116441040222_1604~01.jpg

mardi, mars 13, 2007

Tout et n'importe quoi: le débat des chefs


Je crois que je n'ai jamais autant juré de ma vie. D'ordinaire, je ne sacre pas autant.

J'espérais, j'espérais. J'attendais de pied ferme le débat des chefs, tel un film qui promet mer et monde... mais celui-ci n'a offert finalement qu'une flaque d'eau crasseuse et une motte de terre. Une motte de terre, que dis-je! Un beau gros motton de bouette, en bon québébois. Je suis un peu dégoûtée. Ça encrasse les souliers, la bouette.

Rien de nouveau côté contenu - enfin pas pour les gens qui se sont informés intelligemment tout au long de la campagne. Des jappements. Un peu de mordant sans les dents - du mordant de dentier. Quelques idées lancées ici et là. Des débats de sourds et muets la plupart du temps: personne ne répond à personne et tout le monde interrompt tout le monde.

Au début, Jean Charest m'a paru plus mou qu'il en a l'habitude. J'avais raison pour les propos célinedionesques. Papa Charest s'est également fait paternaliste. Cependant, je n'ai pas senti qu'il était aussi à l'aise qu'en 2003. Tout à fait légitime: il n'est pas du tout dans la même position aujourd'hui. En effet, le premier ministre a quatre ans de bévues à défendre. Quelques (rares) bons coups, noyés dans une mer de propos artificiellement faux. Edulcorés. Rugissements tardifs. Bof. Passons.

Surprise chez Boisclair: tout compte fait, il peut être baveux, l'élève modèle. Notre ami Boisclair n'a pas flanché comme certains analystes l'avaient prévu. L'élève tout vert n'a pas été sans failles et sans reproches, mais il a mieux performé que je ne l'aurais cru. Je le concède: il a eu l'air d'un débutant par moments. Normal, c'est son premier débat. Est-ce moi ou, des trois candidats, Boisclair est celui qui semble s'être amusé le plus? Étrange. Le lieu ne s'y prêtait pas vraiment.

Dumont: bahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh. Il vient tout simplement de me prouver qu'il n'arrivera à rien comme chef d'une province. Son seul atout: son sens de la répartie. Et encore. Vouloir jouer au magicien n'a pas produit l'effet escompté. Après un début plutôt belliqueux, Super Mario a rapidement paru essoufflé. Certaines de ses déclarations tenaient de la mauvaise pub. Bel effort, monsieur Dumont - par contre vous n'êtes définitivement pas tombé dans la potion magique de la politique lorsque vous étiez petit.

Dommage que toutes les attaques visant le PQ se référaient plutôt à l'exercice du parti d'avant. Il m'apparaît évident que Boisclair ne répétera pas les mêmes erreurs. Peu de sérieuses estocades contre le programme actuel de Boisclair. Hum. L'avez-vous seulement lu?

Heureusement qu'il y avait le vin. Tout ces gentilles oraisons finalement pas très sagaces se digèrent mieux avec un (ahem... quelques) verre(s) de vin.

Ce débat des chefs vous était présenté par un vin chilien, le Cousiño-Macul 2004 Antiguas Reservas Cabernet Sauvignon qui, à l'instar du débat, était correct sans plus.

Prédictions astrologico-politiques


Hier soir, j'ai rêvé que nous étions le 26 mars, jour des élections provinciales, et qu'André Boisclair était élu premier ministre.

Bordel, j'en suis rendue à être hantée par la politique jusque dans mes songes nocturnes. :-/

Je dois dire que je suis effectivement toujours hantée par une question: pour qui voter? Mon âme de québécoise penche pour le PQ. Mais bon, à trop pencher, la barque pourrait chavirer. Et Dieu sait que j'ai horreur des profondeurs obscures d'un lac sans fond (lire: j'ai peur de l'eau - bah, pas celle de mon bain, quand même). Néanmoins, je me sens presque (involontairement) courtisée par QS (ai-je subi un lavage de cerveau à mon insu?). Comme s'ils avaient enraciné en moi une envie de changement qui me fait hésiter.

Peut-être que tout s'éclaircira ce soir, lors du débat des chefs. Que j'attends avec impatience depuis des jours. Une hâte comparable à celle que me fait l'annonce d'un nouveau long-métrage mettant en vedette l'apprenti-sorcier qui a séduit enfants et adultes. Oui, oui, je sais, je suis complètement timbrée.

Je déplore le fait que QS en soit exclu... Par contre, je sais pertinemment qu'il n'est probablement pas réaliste de souhaiter que ce parti encore trop marginal fasse des gains réels. J'espère tout de même, un peu secrètement, qu'une ou deux circonscriptions élisent un représentant de QS.

Autre question qui m'obsède: est-ce que le débat des chefs aura un impact tangible sur l'électorat québécois? D'une part, les chefs seront un peu victime d'un mauvais timing télévisuel: un match des Canadiens sera diffusé ce soir à RDS... Bof, en ce qui me concerne, dans un cas comme dans l'autre, les adversaires risquent de patiner dans les coins et ont tout à perdre... ou à gagner.

D'autre part, je me demande si le marasme de cette campagne politique fera ENFIN place à un beau débat d'idées. Peut-être que j'espère l'impossible. Messieurs, étonnez-moi.

Mes pronostics pour ce soir (non, je ne parle pas de la troupe de Koivu):

Je supputte, je jauge... Hum... Voyons voir.

Dumont se fera plus prudent. Il ne se cassera probablement pas la gueule, mais n'éblouira pas non plus.

Boisclair affichera une certaine confiance "retrouvée". Ses allocutions seront somme toute assez pertinentes et généralement bien ficelées - mais il faudra sûrement programmer la télé en slow mode pour tout piger. Je doute cependant qu'il sorte grand vainqueur. Tout au plus, il pourrait nous étonner (dans le sens positif du terme).

Charest sera dans son élément. Habitué à débattre, même lorsqu'il s'agit d'inepties, il aura probablement une longueur d'avance sur ses adversaires. Son verbiage moins "académique" (plus célinedionesque :-D) que celui de Boisclair risque de séduire une certaine partie de la population.

Hahaha. Me voilà reconvertie en astrologue politique. :-D

Source de la photographie:
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/ressources/images/2007/grandes/c/ch/PC_070227chefs-elections-07_g.jpg

Ailleurs qu'entre les lignes

Par le biais de commentaires postés sur un autre sujet, nous en sommes venus à parler de l'émission dominicale TLMEP, que je m'amuse parfois à comparer à une grand messe des temps modernes. Ce talk-show ne fait définitivement pas l'unanimité... On aime ou non. Je disais, entre autres choses, que j'appréciais la formule du début, mais que peu à peu, l'animateur m'a donné l'impression d'avoir sombré dans une sorte de complaisance quasi-omnipotente. En revanche, il s'agit là d'une émission de télé, d'un show... ils ont une cote d'écoute à maintenir, alors ils beurrent épais. Et rajoutent un peu de confiture par-dessus. Peut-être même quelques copeaux de chocolat. Mais je m'égare...

Malgré tout, je regarde presque invariablement TLMEP chaque dimanche,
souvent piquée de curiosité lorsque j'apprends que tel artiste ou tel politicien y est invité. Ce fut le cas le week-end dernier. Certes, je voulais savoir ce que Mario Dumont cachait sous sa manche (un as de coeur ou un deux de pique?).

Le véritable mobile de mon crime est plutôt Eric-Emmanuel Schmitt, l'un de mes auteurs de prédilection. N'ayant jamais eu l'occasion de le voir en entrevue, je souhaitais le découvrir live. Enfin, pas live comme dans en direct (la diffusion étant différée). Live comme dans ailleurs qu'entre les lignes d'un roman. Parce qu'un écrivain est également un homme. Ou une femme.

Quel être fascinant! Quel magnétisme. Je ne sais pas ce que je donnerais pour avoir une conversation avec cet artiste aux talents multiples.
Il dépeint, au moyen de mots accrocheurs et de personnages intrigants, des univers captivants, quel qu'en soit le cadre (historique, fictif, etc.). Dimanche soir, j'ai découvert un être brillant et énigmatique.

Bref, l'entrevue fut tout à fait délicieuse et nul besoin de confiture et de copeaux de chocolat pour mousser celle-ci.

Lors de mon passage au Cégep (aka études collégiales pour les non-initiés du système scolaire québécois), j'ai lu quelques-unes des pièces de théâtre de Schmitt. Pourtant, ce n'est qu'à la fin de l'année 2002 qu'un déclic s'est vraisemblablement produit. Je suis tombée par hasard, à la librairie universitaire, sur un volume intitulé Lorsque j'étais une oeuvre d'art. Oeuvre d'art figurant dans un titre de roman?! Il n'en fallait pas plus pour que j'acquière un exemplaire et que j'aille illico en commencer la lecture. C'était la fin du semestre, j'aurais plutôt dû étudier, et pourant j'en étais incapable. La lecture de ce bouquin a provoqué chez moi une dépendance viscérale, si bien que je l'ai lu pratiquement d'une traite. En prenant à peine le temps de respirer entre chaque page. Je devais à tout prix le terminer, tant pis pour l'étude de tel courant artistique et l'examen du lendemain (*).

Une histoire provoquant à la fois de profonds haut-le-coeur et un attrait quasi-mystique. Difficile d'exprimer autrement ce que m'a fait ressentir ce livre.

Cette expérience de bouquiniste compulsive m'a convaincue de dénicher d'autres ouvrages de Schmitt. J'arrive rarement à lire aussi rapidement.

(*) Rassurez-vous, j'ai tout de même terminé mon bac en histoire de l'art avec une mention d'excellence.


lundi, mars 12, 2007

Super Mario rate le filet désert

On croirait lire le titre d'un bouquin pour enfants ou celui d'un article issu de la section sportive d'un journal, mais il n'en est rien.

Passage de Mario Dumont, chef de l'ADQ, hier soir, à la grand messe du dimanche *ahem* je veux dire à
TLMEP.

Depuis le début de la campagne, je n'ai pas tellement parlé de ce candidat ni de son parti... Plus que tout autre candidat, Dumont m'indiffère royalement. Ses belles paroles me laissent de glace. Rien à faire, il aurait beau me courtiser à genoux que je ne fléchirais pas. Hier soir, je voulais tout de même voir de quoi il était capable. Je désirais peut-être aussi comprendre l'engouement qu'a provoqué ce parti en début de campagne...

Comme je suis bonne joueuse, je le concède d'emblée: le début de l'entrevue fut relativement brillant. Par analogie, je dirais que Dumont se dirigeait presque en échappée vers un filet désert.


Il s'exprimait plutôt bien, et avec une certaine aisance d'ailleurs.

Quelques-unes de ses idées ne sont pas mauvaises, mais généralement, je trouve son discours vide de sens. De plus, certaines de ses positions ne sont pas sans rappeler celles de *mon très cher et tendre* Stephen Harper, ce qui, à mon sens, devrait nous inquiéter quelque peu. Dumont est-il un Conservateur adroitement déguisé? (Vous remarquerez le mot "droite" dans adroitement!).

Trève de jeux de mots.

Je n'aime pas l'entendre parler d'autonomie du Québec à l'intérieur du Canada. Autonomie. Un terme bidon. À mon humble avis, il n'y a pas trente-six mille solutions: rester dans le plussse meilleur pays du monde et fermer sa gueule, ou se séparer. Être autonomiste, à mes yeux, renvoie plus ou moins à la question de société distincte. Donc, en tant que société distincte du reste du Canada, le Québec aspire à se doter d'une plus large marge de manoeuvre, mais bon... c'est ce que veulent toutes les provinces, non? Jusqu'à un certain point, Mario Dumont semble encore vouloir se dérober en évitant d'aborder clairement la question fédéraliste.
En outre, le chef de l'ADQ a été extrêmement vague quant aux chiffres proposés par son parti. Il s'est contenté de dire que son cadre financier est plus prudent que celui de ses deux principaux adversaires. Plus prudent? Mais encore? Stratégie ou non, l'idée de vouloir donner les chiffres au compte-goutte relève pratiquement de l'improvisation.

Puis, au cours du deuxième segment d'entrevue, le chef adéquiste a semblé quelque peu déstabilisé. En effet, Lepage et Turcotte ont manifesté à plusieurs reprises une ostensible volonté à se railler du politicien en insistant sur le flou budgétaire dans lequel baigne le parti. Néanmoins, Dumont a plus ou moins tiré son épingle du jeu, refusant de révéler un cadre budgétaire un tant soit peu précis pour des raisons (prétendument) stratégiques. Il est indéniable que ces messieurs (le curé et son servant de messe) sont là pour faire du showbizz, alors pour la crédibilité politique, on repassera. Malgré tout, qu'il ait un tantinet ébranlé par ces piètres adversaires prouve que Dumont n'est peut-être pas aussi prêt qu'il ne le laisse entendre.

Pauvre Dumont. Ce léger malaise n'avait rien à voir avec ce qui l'attendait quelques instants plus tard.

L'homme a définitivement perdu de sa verve et de son assurance lorsque Chantal Hébert est entrée en scène. Journaliste chevronnée, Hébert en sait long sur la chose politique.
Bien que je ne sois pas toujours d'accord avec ses propos (un tantinet trop libérale à mon goût!), je dois avouer que j'admire profondément le cran avec lequel elle s'est adressée au chef de l'ADQ. Quel cynisme mordant. Quelle intelligence.

Elle a raison sur toute la ligne lorsqu'elle qualifie cette campagne de "vide". C'est le néant absolu. Le trou noir de la politique. La vacuité de cette campagne est presque ulcérante. Déniaisez-vous, comme on dit...


Les déclarations lapidaires d'Hébert ont eu raison de Mario Dumont. Ce dernier, qui normalement a (un peu trop) le sens de la répartie, a plutôt affiché une mine complètement désarçonnée en guise de réponse à la chroniqueuse politique.

En fin de compte, Dumont a raté son tir. Loupé, le filet désert.

Source de l'image:
http://www.radio-canada.ca/television/tout_le_monde_en_parle/images/maj/ph_inv_mario_dumont.jpg

dimanche, mars 11, 2007

Quiz intéressant pour l'indécis qui sommeille en vous

Vu sur ce blog. Ce quiz nous permet d'évaluer dans quelle proportion les idées prônées par ces cinq partis politiques se rattachent à nos valeurs.

Mon résultat:


Étonnamment, je suis beaucoup plus verte que péquiste, et beaucoup moins solidaire que je ne le croyais. ;-)

Mais bon, aucune surprise quant aux deux autres partis... Le contraire m'aurait donné de l'urticaire, un ulcère d'estomac, et probablement un début de dépression nerveuse.

samedi, mars 10, 2007

Que s'est-il passé?


Je me pose la question.

Flashback.


C'était vers la fin de l'année 2005 (fin novembre ou début décembre, je ne sais plus trop).

J'avais un cours en après-midi à l'Université de Montréal. Je revenais d'un séjour à Paris, aussi je ne m'étais pas vraiment attardée à l'actualité québécoise depuis quelques semaines.

Sans trop comprendre pourquoi, en arrivant au pavillon 3200, j'avais remarqué que l'atmosphère était plus fébrile qu'à l'habitude. Puis, au détour d'un corridor, j'avais aperçu une affiche, annonçant une mini-conférence du nouveau chef du PQ (en l'occurence André Boisclair), qui se joignait au candidat Farouk Karim. Ce dernier se présentait aux élections complémentaires dans la circonscription d'Outremont. J'étais à la fois surprise et heureuse de la nomination d'André Boisclair à titre de chef du parti. J'avais la très ferme impression que ce serait le début d'une ère nouvelle pour le PQ.

Boisclair m'avait paru allumé, passionné lors de cette courte conférence. Il parlait certes un peu trop vite et en des termes parfois pas trop clairs. En revanche, dans ma tête, il s'agissait là d'une faute plutôt vénielle que venait nettement contrebalancer la bouffée d'air frais que Boisclair apportait au parti. Il avait ranimé chez moi la flamme (pas totalement éteinte, mais elle avait plus que jamais besoin d'être attisée, j'étais sur le point d'aller voir ailleurs... politiquement, on s'entend hein!)... Du coup, comme plusieurs autres qui se sont laissés courtiser (par l'attrait de la nouveauté, peut-être), j'ai suivi la vague d'adhésion au parti. J'y suis allée d'un petit don de 5$ et, fin décembre 2005, je suis devenue officiellement membre du PQ (comme en faisait foi une carte aux couleurs du PQ, qui traîne toujours dans mon porte-feuilles, d'ailleurs). Moi qui avait pourtant toujours été péquiste (enfin, depuis que j'étais en âge de voter), je venais enfin d'affirmer haut et fort mon appartenance au parti. Par analogie, c'était comme être croyante sans être pratiquante. À ce moment de mon parcours de citoyenne engagée, j'étais en quelque sorte devenue pratiquante.

J'avais cru, comme beaucoup d'autres, à un vent de changement.

Ce vent a vraisemblablement changé de cap... Il a soufflé en direction opposée. En effet, le PQ et son chef vont de déconfiture en déconfiture depuis quelques mois. Je me pose sincèrement la question: que s'est-il passé?

La flamme, une fois de plus, vascille.

De croyante que j'étais, j'en suis venue à me dire que ce "dieu" n'est finalement qu'un être humain. On ne peut pas s'attendre d'un être humain qu'il fasse des miracles.


Source de la photo, Journal universitaire Quartier Libre: http://www.ql.umontreal.ca/volume12/numero2/interviewe.html

vendredi, mars 09, 2007

Trève de médisance politique


Hier, j'ai publié mon 200e message. *Applause*

Pas envie de pester contre un politicien aujourd'hui. Pas non plus envie d'entendre un politicien blâmer ses opposants parce qu'ils ne tiennent pas leurs promesses, que leurs candidats sont des ploucs ou parce que leurs cravates et leurs chemises ne s'accordent pas du tout. Tout ce que je dirai, c'est que depuis le début de la campagne électorale québécoise, j'ai quelque peu laissé mon bon Stephen Harper en plan. J'espère qu'il ne s'est pas senti lésé.

Mon très cher Stephen, je recommencerai à me plaindre de ta façon de gouverner le plussssse meilleur pays au monde (dixit Elvis Gratton, pas moi, quand même) une fois les élections provinciales passées. Je ne peux pas être sur tous les fronts en même temps.

***

Dans l'actualité, un bilan mesurant l'accessibilité de notre système de santé québécois révèle qu'être malade à Montréal n'est pas une sinécure. Les hôpitaux montréalais font piètre figure dans ce palmarès. D'après cet article, les critères d'évaluation sont les suivants:
  • le temps d'attente sur civière à l'urgence
  • le temps d'attente pour une opération chirurgicale non-urgente
  • le fait d'offrir des services de laboratoire sans rendez-vous.
La 5e position revient à l'Hôpital de Lachine. Je suis morte de rire. Pliée en deux, littéralement. Je me roule par terre. Non, sans blague. En tant qu'ancienne résidente de Lachine, je peux très bien concevoir que le temps d'attente ne soit pas très long et pour cause, il n'y a plus âme qui vive à l'Hôpital de Lachine. L'établissement lachinois est presque devenu un hôpital fantôme. J'ai quelque peu l'impression que les critères d'évaluation de cette étude sont légèrement faussés par un certain nombre de données un peu trop variables... ou tout simplement invisibles. Non mais, sérieusement. L'Hôpital de Lachine. Ha ha ha.

***

En matière d'arts, le Musée national des Beaux-Arts du Canada sera l'hôte d'une exposition consacrée à Ron Mueck, étonnant artiste né à Melbourne en Australie. Ce dernier produit des sculptures plus vraies que nature. J'ai pu voir une de ses têtes de bébé lors de ma dernière visite au MNBAC en 2005. C'était à couper le souffle, mais d'un certain angle, c'était terrifiant. Lorsque je suis repassée une deuxième fois devant l'énorme visage en silicone et fibre de verre, je ne suis pas arrivée à le regarder à nouveau. Ça m'a foutu la chair de poule d'imaginer les énooormes yeux du bambin, figés dans mon dos. Je n'aime pas ce type d'yeux qui pétrifient sur place.

Scène culturelle, toujours. J'aimerais être profondément désolée pour Jacques Villeneuve, mais je n'y arrive tout simplement pas. Il me semble que c'était clair, net et précis qu'il se casserait la gueule. Quiconque a écouté un court extrait l'a su dès la première (fausse) note. Il n'a vendu que 233 exemplaires de son disque après une semaine. C'est presque 550 de moins que le *ahem* faaaaaaaabuleux *ahem* CD Reprogrammée de Caroline Néron. Waou! Beau travail.

Finalement, je viens également de lire cet article traitant de la B.D. Les nombrils, publiée chez Dupuis, mais créée par des Québécois. Je suis tombée par hasard sur cette B.D. en feuilletant un cahier Spirou en Belgique, il y a un peu moins de deux ans. Assez léger, mais fort amusant et plutôt actuel.

La morale de cette histoire: Complètement hors sujet, mais fallait que je le dise: Battlestar Galactica, c'est poche en crime bine de ti-pépère (haha, on croirait entendre Sylvain dans Caméra Café - version québécoise).

Source: http://blogoehlert.typepad.com/photos/uncategorized/applause.jpg

jeudi, mars 08, 2007

Philpot, les pieds dans les... pots


Ouhh! Il y a de l'action dans ma circonscription!

Controverse entourant le candidat péquiste Robin Philpot. Je n'ai pas lu l'article de La Presse relatant l'histoire. Apparemment, jeudi dernier, le quotidien aurait révélé qu'une association rwandaise s'est dite choquée de la candidature de Philpot.

Auteur d'un essai sur la cause rwandaise, monsieur Philpot a admis que ce que tous considèrent être un génocide est en effet une tragédie atroce. Toutefois, selon lui, le terme génocide serait abusif. La polémique semble rattachée surtout au titre du quotidien que l'homme politique aurait aujourd'hui qualifié de «trompeur».

André Boisclair a volé à son secours. Sans l'incriminer réellement, il s'est d'abord dit blessé, puis plus tard dans la journée, le chef du PQ a paru plutôt soulagé de la tournure des événements. À son avis, Philpot aurait donné des explications satisfaisantes.


Bon... who's next? Après Charest qui déparle et Jean-François Plante qui raconte des idioties sur le dos des femmes (je tiens à préciser que je ne suis pas parente avec ce bozo de la radio-cochonnerie), qui sera le prochain? Qui sait, peut-être qu'un candidat adéquiste s'est emparé du sac à main d'une vieille dame dans un parc. Ou qu'un péquiste a donné un coup de pied à un chien. Ou qu'un libéral a dit des gros mots au volant de sa voiture. Ou qu'un candidat de Québec Solidaire a craché par terre en pleine rue de Montréal.

Bonne journée mesdames!

8 mars, journée internationale de la femme.

Chères congénères, toutes ethnies confondues, quel que soit votre rang social, votre pointure de soulier, votre métier, votre rendement académique, le nombre d'enfants auxquels vous avez donné naissance, votre marque de rouge à lèvres, avec ou sans antidépresseurs, avec ou sans lave-vaisselle, avec ou sans homme dans votre vie, en escarpins ou espadrilles, premières et dernières, quelle que soit votre religion, quelles que soient vos origines, chères vous, qui faites du monde ce qu'il est, vous sans qui le monde ne tournerait pas rond, vous qui êtes impliquées, qui êtes politisées, qui gouvernez, qui êtes soumises, qui êtes entourées de marmaille, qui ne souhaitez pas avoir d'enfants, qui créez chaque jour, qui illuminez le monde de votre présence, qui vivez dans un loft dernier cri ou dans une humble demeure, qui êtes présidente de compagnie ou femme au foyer, vous qui voyagez en première classe ou avec comme unique bagage un sac à dos qui a beaucoup de vécu, vous qui criez votre haine ou l'injustice dont vos soeurs sont victimes, vous qui êtes fille, mère, nièce, grand-mère, conjointe, cousine, amie, ennemie, ex, maîtresse, vous qui êtes dans cette masse de femmes qui gravitent au jour le jour sur cette planète, vous qui êtes dignes et indignes, fortes ou faibles, jolies à votre façon, ceci un jour et cela l'autre, chères inconnues, à chaque bout de la planète, parce qu'être femme est rarement une mince affaire, pour toutes les tâches accomplies chaque jour, les rêves vains et les espoirs que vous chérissez, pour vos combats, vos prières, vous qui êtes femmes à votre manière, je vous souhaite une excellente journée de la femme.


Messieurs, apparemment, puisque nous n'avons qu'une seule journée officielle au calendrier, les 364 autres journées semblent vous appartenir. Interdiction de râler contre nous aujourd'hui.

Quand même, vous arrivez à survivre en notre présence malgré nos SPM. J'imagine que ça vaut une main d'applaudissement. :-D

Source de la photo: http://www.mwn.com/firm/images/hands.gif