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mercredi, juillet 11, 2007

Récapitulatif et quelques moustiques

Tel que promis, voici mon week-end, en résumé très bref que je récapitulerai de manière succincte (cela ne saurait être plus condensé, hein!), avec quelques preuves accablantes à l'appui, judicieusement sélectionnées par mon oeil d'experte judiciaire en matière de scènes de crime de moeurs (en d'autres termes, j'ai choisi les plus décentes).

- Hormis lundi, le temps n'a pas été si moche (un merci tout spécial à ma charmante grand-maman qui a accroché son chapelet sur sa corde à linge - je commence à croire que mon aïeule a une connection directe et haute-vitesse avec l'au-delà, le bon Dieu, la force divine, les Raéliens ou whatever it is). Nous avons eu droit à d'agréables et très appréciées percées de soleil tout au long de la fin de semaine. D'ailleurs, Yannick a même bronzé en «habitant» lors de sa partie annuelle de golf ce dimanche (comme en fait foi la flèche rouge que vous pourrez déceler sur la photo ci-bas, à condition d'avoir les yeux perçants d'un lynx des montagnes...). Deux bronzages inégaux, oh! de toute beauté. Que dis-je, une pure merveille pour le regard. Ha ha. (Non, il ne s'agit pas de son fils illégitime.)

- La petite grande vieille que je suis a remporté une victoire retentissante contre deux jeunesses de 15 ans lors d'un match de soccer - disputé amicalement bien entendu. Bon bon, ça s'équivaut presque, me direz-vous, deux fois quinze, mais nooonnnnn, pitié, il me reste encore 2 ans et demi avant d'atteindre l'âge fatidique de la grande personne adulte responsable. Je suis simplement plus douée au soccer, nah. (Ou bien c'est que m'élancer partout telle une superballe bondissante s'est avéré une tactique des plus efficaces pour arrêter le ballon.)

- Faire un combat de guimauves grillées fut une mauvaise idée. Je suis définitivement trop compétitive et la violence de l'affrontement a coûté la vie à ma guimauve pourtant rôtie juste à point. Rest in Peace, pauvre guimauve écrapou (oui oui, écrapou):


- Moment MÉ-MO-RA-BLE: quatre jeunes hommes de corvée qui frictionnent amoureusement l'amas de vaisselle sale du souper.

- J'ai ingurgité une quantité astronomique de bière et de vin, d'où mon air de fille-qui-a-ingurgité-une-quantité-astronomique-de-bière-et-de-vin:
(Bah, pour votre information, oui, j'ai eu le temps de dégriser depuis dimanche soir. Quand même. Je ne suis pas aussi ivrogne que j'en ai l'air.)

Le clou de la fin de semaine a sans doute été cette histoire de Paris la marmotte qui grignottait des fleurs devant ma porte d'entrée au travail, anecdote qui a fait beaucoup de vagues des jours durant. Tous les joyeux lurons présents ce week-end ont maintenant l'impression que j'ai une araignée qui pendouille au plafond (hum, ce qui n'est pas complètement faux) et que j'ai tout bonnement halluciné ce rongeur friand de fleurs blanches sous l'effet d'une quelconque boisson.

Mais! Ne reculant devant aucun obstacle à ma folie, cette fois-ci, j'ai été beaucoup plus maligne que les animaux de la jungle lanaudoise (digne d'un remake d'Over the Hedge à la puissance 10).
Tel une traqueuse en plein safari dans la savane, j'ai traîné ma caméra partout où je me rendais, au cas où Paris ait profité de l'effervescence de la période des déménagements pour élire domicile dans cette autre contrée. À mon grand dam, nulle trace de Paris. Mince consolation, j'ai néanmoins pourchassé un lièvre. Et, pour éviter de passer une fois de plus pour une névrosée victime d'une psychose animalière, je l'ai littéralement croqué sur le vif... mouahahahahah!


(Rhhaaa, je ne suis clairement pas encore assez geek pour arriver à faire pivoter la vidéo. Vous allez donc devoir vous étirez le cou. Vous ne pourrez pas dire que ce blog ne vous fait pas faire d'exercices, hein! Votre santé me tient à coeur.)

Hum. Force est d'admettre que je ne connais pas la définition du mot succint. Ni bref. Ni condensé.

lundi, juillet 09, 2007

I'm the Queen of the Marshmallow!

De retour de mon week-end dans la (presque) nature. Saine et sauve, quoique dévorée tout rond par une ribambelle d'insectes piqueurs. Malgré tout, je reviens en ville plus zen que jamais.

Un peu claquée ce soir, alors je serai brève! Une seule photo pour le moment. J'ajouterai sans doute d'autres photos compromettantes accompagnées de détails croustillants dès demain!

En avant-primeur, pour les adeptes de la secte Facebook, 114 photos insignifiantes n'attendent que vos yeux. Des heures et des heures (bah, du moins quelques minutes) de rigolade intense.

vendredi, juillet 06, 2007

Après le biiiiiiip

Bonjour ou bonsoir,

Vous avez bel et bien rejoint la boîte vocale d'Émilie [toute énervée parce qu'elle a trois jours de congé, qu'elle passera ici, entourée de sa famille, yéééééé].

Je serai absente jusqu'à lundi soir et donc dans l'impossibilité de vous parler et/ou vous lancer du pop corn sur Facebook.

Si toutefois vous y tenez vraiment, vous pouvez me laisser un message après la tonalité (veuillez noter que 50 sous par message seront débités de votre compte, et si vous êtes un télémarketeur sans vergogne et que vous polluez ma boîte vocale de vos publicités inutiles, vous êtes passible d'une une amende de 35,000$ ou bien d'un duel de boxe sur la Wii).


Ciao a tutti!

Biiiiiiiiiip.

Je quoi?

Trouvé ici et ici. Je passe le temps, en attendant que mes serviettes soient sèches et archisèches!

Je dors... très mal. Je mets beaucoup de temps à m'endormir, je me réveille constamment, mon univers onirique me rend paranoïaque à la puissance 4 même à moitié endormie, je gigotte comme du Jell-O en pleine crise d'épilepsie, je m'entortille dans les draps, je prends toute la place, il m'arrive de ronfler et de parler dans mon sommeil, et oh! parfois même, un filet de bave coule langoureusement sur ma taie d'oreiller. Bref, vous ne voulez pas dormir avec moi.

Je mange... trop souvent. Mon estomac est un gouffre sans fond.

Je pisse... fréquemment, en raison d'une vessie un tantinet hyperactive. Trop d'informations. :-/

Je cours... près du Canal Lachine, certains soirs pas trop pluvieux.

Je baise... comme une déesse (mon égo semble avoir atteint le niveau du plafond depuis ce matin. N'ayez crainte, cela ne saurait durer). Toutefois, puisque des yeux chastes parcourent possiblement ces quelques lignes, je m'abstiendrai d'ajouter des détails juteux et/ou croustillants (parce que juteux et croustillant en même temps, je doute que cela puisse exister!).

Je travaille... parce qu'il faut bien payer la console Wii.

Je pousse... les mémés ratoureuses qui se croient tout permis chez Loblaws. Et hop! un coup de panier d'épicerie!

Je parle... français depuis ma tendre enfance, il s'agit de ma langue maternelle, celle que je chéris et que je nourris avec passion. I speak English mostly at work and when I travel. Parlo italiano perche è una lingua bellisima che mi piace moltissimo... sopra tutto è la lingua del cuore!. Hablo espanol pero je suis un peu rouillée, mouahaha. Et je baragouine quelques phrases inutiles en allemand et en grec (par manque de pratique, ma mémoire a passablement oublié ces deux idiomes).

Je bois... trop de café. Définitivement trop.

Je siffle... rarement. Sauf en présence d'êtres comme lui, lui ou lui. Nah, voyons, je suis beaucoup trop bien élevée pour m'abaisser à ce genre d'acte macho. ;-)

Je pète... une coche de temps en temps.

Je monte... et je redescends, car selon une loi de la physique, tout ce qui monte doit nécessairement redescendre.

Je vois... souvent la vie en noir, parfois en rose, mais jamais en brun.

Je chante... *tellement* mal. Prière de ne jamais m'inviter à participer à une soirée karaoké. Vous n'en sortiriez pas vivants. Surtout si j'interprète ma chanson-karaoké-fétiche: I don't want to miss a thing d'Aerosmith. Défonçage de tympan garanti. I don't want to close my eyeeeeees! Oh I don't want to faaaaallll asleep! Cause Id miss you baby and I dont want to miss a thiiiiingg! Cause even when I dream of youuuuuu ahhh, the sweetest dream will neeeverrrrr doooo ohh! I'd still miss you baby! And I don't wantttttt to miss a thinggg!

J'espère... que le temps ne sera pas trop moche ce week-end!

jeudi, juillet 05, 2007

Ouiiiiiiiiiiiiiiii, une Wii!

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!!


Ça y est. Yannick et moi avons succombé à la tentation.

Nous avions testé à quelques reprises la console Wii de Nintendo chez l'une des soeurs de Monsieur mon conjoint. Depuis quelques temps, l'idée de nous procurer ce bidule intrigant nous titillait l'esprit (et le porte-feuilles). Finalement aujourd'hui, chez HMV, l'envie fut trop pressante, d'autant plus qu'une console éplorée nous fixait derrière le comptoir, les yeux hagards. Une larme a roulé le long de sa carcasse blanche. Elle émettait de légers soupirs de désespoir, nous suppliant du regard. Ohhh, d'une tristesse, si vous l'aviez vue! Nous n'avons guère eu le choix. Nous l'avons prise en pitié et nous l'avons adoptée illico presto.

Tombée sous le charme. Ouiiiiiii, je suis tombée sous le charme. Surtout la boxe. Très libérateur après une sale journée de dur labeur (et même après une journée propre de labeur mou). Et bon, sans vouloir m'envoyer des fleurs, je ne suis pas mauvaise du tout. [Je devrais peut-être me recycler et opter pour une carrière de boxeuse... Ou entrer dans la mafia et casser la gueule des ennemis de la Cosa Nostra, c'est selon.]


Cette machine est non seulement divertissante, mais elle s'avère excellente pour le cardio! Deux rounds de boxe endiâblée (vous devriez me voir, tout un spectacle, Rocky n'a qu'à bien se tenir!!) et j'ai aussi chaud qu'après avoir courru pendant 30 minutes. Exit le gym! La nouvelle méthode de conditionnement physique se nomme Wii. Bientôt, vous retrouverez en première page des magazines féminins: «Perdre du poids, Wii je le veux.»

Non seulement la console Wii permet de s'exercer à fracasser joyeusement la mâchoire de ses adversaires, mais il est également possible d'accéder à Internet, tel que me l'a si savamment démontré Yannick. Preuve à l'appui:



***

Wii, ouiiiiiii je t'aime.
[Ça valait bien un trajet de métro sous la fabuleuse Rivière des Prairies!]

Expérience concluante

Je suis sortie vivante de mon périple dans le métro lavallois. (Bah, forcément hein! puisque je rédige présentement des âneries, c'est qu'effectivement je suis toujours de ce monde.)

Testé et approuvé.

mercredi, juillet 04, 2007

Dame Nature, je te hais

Je songe très sérieusement à envoyer une mise en demeure à Dame Nature en raison de sa mesquinerie profonde à mon égard et pour tous les préjudices que je subirai potentiellement ce week-end.

Depuis un mois, j'attends impatiemment ces trois jours de répit bien mérité. Et puis vlan! Claque sur la gueule ce soir, alors que je jette un coup d'oeil à la météo de la ville où, à partir de vendredi soir, je me déconnecterai de ma folie quotidienne.

Pluie, pluie et repluie. Humidité, humité et rehumidité. Nuages, nuages et renuages. Fais chier, fais chier et refais chier.



(Cliquez pour agrandir et constater de vos yeux la vision apocalyptique qui m'a glacée d'effroi.)

mardi, juillet 03, 2007

Les appels non sollicités tuent le souper


Ô joie ô merveille. L'heure de la vengeance a sonné.

Dans mon humble demeure sud-ouestienne, la situation tourne souvent au drame vers 18h00-18h30. Non seulement l'heure du souper coïncide avec un questionnement philosophique quasi-fatal (eh oui, le fameux qu'est-ce-qu'on-mange à ne pas prononcer - un peu comme Voldemort, quoi) mais lorsque oui, enfin, un éclair de génie traverse mon esprit tordu aux pensées sybillines (si, si, je vous le jure, ça arrive, et plus souvent que vous ne le croyez!) et que je noue mon tablier (pas vrai, je n'ai même pas de tablier et puis c'est chouette se salir en faisant la cuisine), de foutus appels de télémarketing viennent bousiller mes élans créateurs de grand chef cuisinier.


- Bonjour, pourrais-je parler à monsieur K... [Imaginez un nom de famille allemand prononcé par une personne d'une minorité ethnique ne sachant ni très bien parler français ni très bien parler anglais].

- Il n'est pas ici.


- Ah. Vous devez sans doute être sa conjointe [Parfois on me gratifie d'un joli
Madame K. Bah, là, j'ai déjà changé de nom de famille une fois, faites pas chier à la fin. Deux noms de famille en l'espace d'une vie, c'est amplement suffisant.]

- [Soupir.] Hum. Sans doute.
Vous désirez??

- [Là, le gentil télémarketeur à la voix de rossignol un tantinet blasé se met carrément à lire avec *tellement* de brio et d'allégresse qu'il porte presque ombrage aux pubs de LaKota.] Ceci est un appel de courtoisie de la part de la banque MachinChouette qui souhaite vous offrir une carte de crédit TrucMuche à un taux aussi bas que...

- Pas intéressée. Bonne soirée.

- Mais Madame! Nos taux préférentiels...

- Argh. [Dans ma tête, je m'imagine lui cracher violemment mon venin de gente demoiselle en s.p.m.: J'ai déjà une ostifie de carte de crédit pis elle est quasiment boostée. Pis sacre-moi patience câlisse, j'ai faim. Mais (merci maman), j'ai été bien élevée.] Non, merci. Je possède déjà une carte de crédit et votre offre ne m'intéresse absolument pas.

- Mais vous pourriez profiter de nos taux...

- Il me semble avoir dit "NON, MERCI".

- Vous pourriez bénéficier de...

- Ah shit! Mon souper!

Clang. [Bruit d'un combiné sans fil inséré brusquement dans le chargeur.]

Shlaaaack. [Mitaine de four lancée à bout de bras, qui alunit entre la cafetière et le mini-bar.]

@²¼\\¾([[`: [Jurons proférés en raison d'une substance non identifiable qui s'est subitement formée à l'intérieur du chaudron - lire: subtance collée, calcinée, brûlée, [ajouter ici tout autre mot synonyme de souper gâché]).

***

Mais!

Cuistots domestiques (ou domestiqués, c'est selon), réjouissez-vous!

Le CRTC a entendu les doléances des pauvres pseudo-ménagères dont je fais partie, lassées d'être constamment interrompues dans la préparation d'un coquet repas du soir. C'est ainsi que l'organisme a décidé de publier, en ce troisième jour de juillet, les règles visant à mettre sur pied le registre Prière de ne pas me déranger, je cuisine et non, je ne suis pas Madame K.

Le registre ne verra probablement pas le jour avant 2008. En outre, un administrateur sera choisi, afin que la gestion de cette liste de ceux et celles qui en ont ras-le-pompon des appels non sollicités s'effectue conformément avec les dispositions en vigueur. Par ailleurs, il existe un certain nombre d'exceptions, à savoir:

  • les organismes de bienfaisance enregistrés;
  • les partis politiques;
  • les candidats à l’investiture, à la chefferie ou à un parti politique;
  • les firmes de sondage d’opinion;
  • les journaux à grand tirage;
  • les entreprises qui ont une relation d’affaires avec un abonné; et,
  • les entreprises liées aux abonnés du service d’affaires.
(source: communiqué du CRTC)

Excellente initiative. Dès que ce registre verra le jour, je serai une des premières à m'inscrire pour que jamais plus mes impulsions culinaires ne soient freinées par des appels impromptus (et généralement aussi inintéressants qu'un cours de math 436 ou 536).

***

Le prochain qui ose troubler mes moments de création gastronomique risque de payer fort cher son erreur.

- Bonjour, pourrais-je parler à Monsieur ou Madame K.?

- Mouhahahahahahahahahhahaha [rire démoniaque]. Arrière, suppôt de Satan. Tes jours sont comptés! Mouhahahahahahahahaha! :-DDDD

(Au cas où la question vous aurait effleuré l'esprit, oui, je suis assez folle pour le faire réellement.)

dimanche, juillet 01, 2007

Le PLQ veut rajuster son tir

Jean Charest l'a répété et répété et répété et répété (alouette!) au lendemain des élections printanière. Notre *charmant* [ricanement sarcastique] premier ministre a apparemment entendu le message de la population - six mots galvaudés par nos politiciens depuis la fin mars 2007. Six mots prêchés à outrance, jusqu'à l'écoeurement le plus total. Même Pauline Marois s'en sert à profusion depuis qu'elle a obtenu son poste de calife à la place du calife qui voulait être calife à la place du calife (si, si, tout à fait).

C'est pourquoi le premier ministre québécois a créé trois groupes de réflexion (marijuana non comprise) afin de reconstruire les bases de son parti qui a reçu un solide coup de massue lors du récent scrutin.

Monsieur Charest, vous cherchez des suggestions afin de brasser la cage du PLQ qui a des allures de vieilles chaussettes sales par les temps qui courent?

J'en ai une excellente: que le parti cesse d'exister. Succès ga-ran-ti!!

Baptême jazzé

Hier, ce fut mon baptême du Festival de Jazz. Pas si mal pour un baptême, et on y avait convié une foule énormissime. Dieu que je suis populaire. [Ahem. Et un peu fêlée du cervelet, aussi!]

D'abord un court passage à la section "Tropiques": Jah Cutta et son groupe Determination & Mellow G. Je me suis cependant demandée pourquoi le vendeur se promenait avec un caisson de verres de bière plutôt que de coupes de sex on the beach, qui se seraient avérées plus à propos.

Ensuite, nous nous sommes dirigés vers le complexe Desjardins où chantait Sonia Johnson. Du jazz sympathique et honnête. Mais des relents d'égoût propulsés par les fraîches bourrasques du soir nous ont incités à nous déplacer vers une autre scène.

Jusque là, je trouvais la soirée plaisante, sans plus.
Le temps frais incitait à se blottir contre l'être aimé - quoique de toutes façons, involontairement nous étions tous passablement entassés. Les badauds semblaient prendre du bon temps. La foule, dense, dansait sans trop de constance et sans trop de conviction. Le petit démon agoraphobe, du haut de mon épaule gauche, m'exhortait à me soustraire de cette masse, alors nous nous sommes faufilés sur les lieux d'un autre spectacle gratuit. Nous avons eu la présence d'esprit de nous installer près de la scène, à deux pas de la sortie, plutôt qu'à l'arrière d'une foule qui n'en finit plus de s'agglutiner tel un spaghetti al dente lancé au plafond.

Les musiciens sont entrés en scène. Et là, paf. Tout s'est mis à bouger. Le mouvement a été immédiat: les gens, toutes ethnies confondues, battaient la mesure de leurs mains, se dandinaient, tapaient du pied, se déhanchaient joyeusement, acclamaient les artistes qui s'en donnaient à coeur joie du haut de leur monticule.

Quant à moi, le coup de foudre fut immédiat. Les percussions et les cuivres d'Enzo Avitabile (la présentatrice a joliment massacré son nom de famille en le décortiquant syllable par syllable, hum hum) & Bottari m'ont envoûtée. À un point tel que dès que je sors de chez moi aujourd'hui, ce sera pour me procurer quelques CD de cette formation musicale aux accents de jazz fusion, de rythmes traditionnels sur tonneaux de bois et qui entrelace habilement divers aspects de la musique du monde.
[Euh, si les centres commerciaux sont ouverts aujourd'hui, jour de la fête de... hum... ahem... j'ai oublié. Après vérification, je devrai attendre à demain, puisque la plupart des établissements commerciaux sont fermés aujourd'hui. Bouh.]

La performance de cet hallucinant saxophoniste napolitain et de ses accolytes énergiques m'a littéralement conquise. Normal, ils sont originaires d'Italie. Un parti-pris, moi?! À peine!

***

Pour ceux et celles qui seraient intéressés, voici le site web de l'artiste (en italien et en anglais).