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jeudi, juillet 05, 2007

Ouiiiiiiiiiiiiiiii, une Wii!

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!!


Ça y est. Yannick et moi avons succombé à la tentation.

Nous avions testé à quelques reprises la console Wii de Nintendo chez l'une des soeurs de Monsieur mon conjoint. Depuis quelques temps, l'idée de nous procurer ce bidule intrigant nous titillait l'esprit (et le porte-feuilles). Finalement aujourd'hui, chez HMV, l'envie fut trop pressante, d'autant plus qu'une console éplorée nous fixait derrière le comptoir, les yeux hagards. Une larme a roulé le long de sa carcasse blanche. Elle émettait de légers soupirs de désespoir, nous suppliant du regard. Ohhh, d'une tristesse, si vous l'aviez vue! Nous n'avons guère eu le choix. Nous l'avons prise en pitié et nous l'avons adoptée illico presto.

Tombée sous le charme. Ouiiiiiii, je suis tombée sous le charme. Surtout la boxe. Très libérateur après une sale journée de dur labeur (et même après une journée propre de labeur mou). Et bon, sans vouloir m'envoyer des fleurs, je ne suis pas mauvaise du tout. [Je devrais peut-être me recycler et opter pour une carrière de boxeuse... Ou entrer dans la mafia et casser la gueule des ennemis de la Cosa Nostra, c'est selon.]


Cette machine est non seulement divertissante, mais elle s'avère excellente pour le cardio! Deux rounds de boxe endiâblée (vous devriez me voir, tout un spectacle, Rocky n'a qu'à bien se tenir!!) et j'ai aussi chaud qu'après avoir courru pendant 30 minutes. Exit le gym! La nouvelle méthode de conditionnement physique se nomme Wii. Bientôt, vous retrouverez en première page des magazines féminins: «Perdre du poids, Wii je le veux.»

Non seulement la console Wii permet de s'exercer à fracasser joyeusement la mâchoire de ses adversaires, mais il est également possible d'accéder à Internet, tel que me l'a si savamment démontré Yannick. Preuve à l'appui:



***

Wii, ouiiiiiii je t'aime.
[Ça valait bien un trajet de métro sous la fabuleuse Rivière des Prairies!]

Expérience concluante

Je suis sortie vivante de mon périple dans le métro lavallois. (Bah, forcément hein! puisque je rédige présentement des âneries, c'est qu'effectivement je suis toujours de ce monde.)

Testé et approuvé.

mercredi, juillet 04, 2007

Dame Nature, je te hais

Je songe très sérieusement à envoyer une mise en demeure à Dame Nature en raison de sa mesquinerie profonde à mon égard et pour tous les préjudices que je subirai potentiellement ce week-end.

Depuis un mois, j'attends impatiemment ces trois jours de répit bien mérité. Et puis vlan! Claque sur la gueule ce soir, alors que je jette un coup d'oeil à la météo de la ville où, à partir de vendredi soir, je me déconnecterai de ma folie quotidienne.

Pluie, pluie et repluie. Humidité, humité et rehumidité. Nuages, nuages et renuages. Fais chier, fais chier et refais chier.



(Cliquez pour agrandir et constater de vos yeux la vision apocalyptique qui m'a glacée d'effroi.)

mardi, juillet 03, 2007

Les appels non sollicités tuent le souper


Ô joie ô merveille. L'heure de la vengeance a sonné.

Dans mon humble demeure sud-ouestienne, la situation tourne souvent au drame vers 18h00-18h30. Non seulement l'heure du souper coïncide avec un questionnement philosophique quasi-fatal (eh oui, le fameux qu'est-ce-qu'on-mange à ne pas prononcer - un peu comme Voldemort, quoi) mais lorsque oui, enfin, un éclair de génie traverse mon esprit tordu aux pensées sybillines (si, si, je vous le jure, ça arrive, et plus souvent que vous ne le croyez!) et que je noue mon tablier (pas vrai, je n'ai même pas de tablier et puis c'est chouette se salir en faisant la cuisine), de foutus appels de télémarketing viennent bousiller mes élans créateurs de grand chef cuisinier.


- Bonjour, pourrais-je parler à monsieur K... [Imaginez un nom de famille allemand prononcé par une personne d'une minorité ethnique ne sachant ni très bien parler français ni très bien parler anglais].

- Il n'est pas ici.


- Ah. Vous devez sans doute être sa conjointe [Parfois on me gratifie d'un joli
Madame K. Bah, là, j'ai déjà changé de nom de famille une fois, faites pas chier à la fin. Deux noms de famille en l'espace d'une vie, c'est amplement suffisant.]

- [Soupir.] Hum. Sans doute.
Vous désirez??

- [Là, le gentil télémarketeur à la voix de rossignol un tantinet blasé se met carrément à lire avec *tellement* de brio et d'allégresse qu'il porte presque ombrage aux pubs de LaKota.] Ceci est un appel de courtoisie de la part de la banque MachinChouette qui souhaite vous offrir une carte de crédit TrucMuche à un taux aussi bas que...

- Pas intéressée. Bonne soirée.

- Mais Madame! Nos taux préférentiels...

- Argh. [Dans ma tête, je m'imagine lui cracher violemment mon venin de gente demoiselle en s.p.m.: J'ai déjà une ostifie de carte de crédit pis elle est quasiment boostée. Pis sacre-moi patience câlisse, j'ai faim. Mais (merci maman), j'ai été bien élevée.] Non, merci. Je possède déjà une carte de crédit et votre offre ne m'intéresse absolument pas.

- Mais vous pourriez profiter de nos taux...

- Il me semble avoir dit "NON, MERCI".

- Vous pourriez bénéficier de...

- Ah shit! Mon souper!

Clang. [Bruit d'un combiné sans fil inséré brusquement dans le chargeur.]

Shlaaaack. [Mitaine de four lancée à bout de bras, qui alunit entre la cafetière et le mini-bar.]

@²¼\\¾([[`: [Jurons proférés en raison d'une substance non identifiable qui s'est subitement formée à l'intérieur du chaudron - lire: subtance collée, calcinée, brûlée, [ajouter ici tout autre mot synonyme de souper gâché]).

***

Mais!

Cuistots domestiques (ou domestiqués, c'est selon), réjouissez-vous!

Le CRTC a entendu les doléances des pauvres pseudo-ménagères dont je fais partie, lassées d'être constamment interrompues dans la préparation d'un coquet repas du soir. C'est ainsi que l'organisme a décidé de publier, en ce troisième jour de juillet, les règles visant à mettre sur pied le registre Prière de ne pas me déranger, je cuisine et non, je ne suis pas Madame K.

Le registre ne verra probablement pas le jour avant 2008. En outre, un administrateur sera choisi, afin que la gestion de cette liste de ceux et celles qui en ont ras-le-pompon des appels non sollicités s'effectue conformément avec les dispositions en vigueur. Par ailleurs, il existe un certain nombre d'exceptions, à savoir:

  • les organismes de bienfaisance enregistrés;
  • les partis politiques;
  • les candidats à l’investiture, à la chefferie ou à un parti politique;
  • les firmes de sondage d’opinion;
  • les journaux à grand tirage;
  • les entreprises qui ont une relation d’affaires avec un abonné; et,
  • les entreprises liées aux abonnés du service d’affaires.
(source: communiqué du CRTC)

Excellente initiative. Dès que ce registre verra le jour, je serai une des premières à m'inscrire pour que jamais plus mes impulsions culinaires ne soient freinées par des appels impromptus (et généralement aussi inintéressants qu'un cours de math 436 ou 536).

***

Le prochain qui ose troubler mes moments de création gastronomique risque de payer fort cher son erreur.

- Bonjour, pourrais-je parler à Monsieur ou Madame K.?

- Mouhahahahahahahahahhahaha [rire démoniaque]. Arrière, suppôt de Satan. Tes jours sont comptés! Mouhahahahahahahahaha! :-DDDD

(Au cas où la question vous aurait effleuré l'esprit, oui, je suis assez folle pour le faire réellement.)

dimanche, juillet 01, 2007

Le PLQ veut rajuster son tir

Jean Charest l'a répété et répété et répété et répété (alouette!) au lendemain des élections printanière. Notre *charmant* [ricanement sarcastique] premier ministre a apparemment entendu le message de la population - six mots galvaudés par nos politiciens depuis la fin mars 2007. Six mots prêchés à outrance, jusqu'à l'écoeurement le plus total. Même Pauline Marois s'en sert à profusion depuis qu'elle a obtenu son poste de calife à la place du calife qui voulait être calife à la place du calife (si, si, tout à fait).

C'est pourquoi le premier ministre québécois a créé trois groupes de réflexion (marijuana non comprise) afin de reconstruire les bases de son parti qui a reçu un solide coup de massue lors du récent scrutin.

Monsieur Charest, vous cherchez des suggestions afin de brasser la cage du PLQ qui a des allures de vieilles chaussettes sales par les temps qui courent?

J'en ai une excellente: que le parti cesse d'exister. Succès ga-ran-ti!!

Baptême jazzé

Hier, ce fut mon baptême du Festival de Jazz. Pas si mal pour un baptême, et on y avait convié une foule énormissime. Dieu que je suis populaire. [Ahem. Et un peu fêlée du cervelet, aussi!]

D'abord un court passage à la section "Tropiques": Jah Cutta et son groupe Determination & Mellow G. Je me suis cependant demandée pourquoi le vendeur se promenait avec un caisson de verres de bière plutôt que de coupes de sex on the beach, qui se seraient avérées plus à propos.

Ensuite, nous nous sommes dirigés vers le complexe Desjardins où chantait Sonia Johnson. Du jazz sympathique et honnête. Mais des relents d'égoût propulsés par les fraîches bourrasques du soir nous ont incités à nous déplacer vers une autre scène.

Jusque là, je trouvais la soirée plaisante, sans plus.
Le temps frais incitait à se blottir contre l'être aimé - quoique de toutes façons, involontairement nous étions tous passablement entassés. Les badauds semblaient prendre du bon temps. La foule, dense, dansait sans trop de constance et sans trop de conviction. Le petit démon agoraphobe, du haut de mon épaule gauche, m'exhortait à me soustraire de cette masse, alors nous nous sommes faufilés sur les lieux d'un autre spectacle gratuit. Nous avons eu la présence d'esprit de nous installer près de la scène, à deux pas de la sortie, plutôt qu'à l'arrière d'une foule qui n'en finit plus de s'agglutiner tel un spaghetti al dente lancé au plafond.

Les musiciens sont entrés en scène. Et là, paf. Tout s'est mis à bouger. Le mouvement a été immédiat: les gens, toutes ethnies confondues, battaient la mesure de leurs mains, se dandinaient, tapaient du pied, se déhanchaient joyeusement, acclamaient les artistes qui s'en donnaient à coeur joie du haut de leur monticule.

Quant à moi, le coup de foudre fut immédiat. Les percussions et les cuivres d'Enzo Avitabile (la présentatrice a joliment massacré son nom de famille en le décortiquant syllable par syllable, hum hum) & Bottari m'ont envoûtée. À un point tel que dès que je sors de chez moi aujourd'hui, ce sera pour me procurer quelques CD de cette formation musicale aux accents de jazz fusion, de rythmes traditionnels sur tonneaux de bois et qui entrelace habilement divers aspects de la musique du monde.
[Euh, si les centres commerciaux sont ouverts aujourd'hui, jour de la fête de... hum... ahem... j'ai oublié. Après vérification, je devrai attendre à demain, puisque la plupart des établissements commerciaux sont fermés aujourd'hui. Bouh.]

La performance de cet hallucinant saxophoniste napolitain et de ses accolytes énergiques m'a littéralement conquise. Normal, ils sont originaires d'Italie. Un parti-pris, moi?! À peine!

***

Pour ceux et celles qui seraient intéressés, voici le site web de l'artiste (en italien et en anglais).

vendredi, juin 29, 2007

3 journées, c'est pas assez!

Enfin le week-end. Trois jours de congé qui devront être utilisés à bon escient, dont chaque minute devra être parfaitement productive et au cours desquels la procrastination n'aura pas sa raison d'être. Ahem. (*)

À faire:

-> Me dénicher un nouveau téléphone cellulaire afin de remplacer mon brontosaure qui date de l'époque de
Cléopâtre Néfertiti Hatchepsout. Non, je n'ai absolument pas envie d'un Iphone, tout flamboyant et fashion qu'il soit. Un cellulaire pour iiihh! appeler et oooh! même recevoir des appels, est-ce trop demander?

-> Terminer la lecture de L'ignorance de Kundera, à moitié lu. Au menu: l'exil, la solitude qui plonge l'être humain dans un mal-être ambigü, la quête identitaire. Un bouquin qui tombe à point.

-> Aller faire un tour au Festival International de Jazz de Montréal (j'admets bien humblement n'y avoir jamais mis les pieds).

-> Assûrément, perdre un peu de temps en installant et désinstallant des bidules inutiles sur Facebook ou en harcelant d'anciennes connaissances. Et peut-être même des gens qui ne me connaissent ni d'Adam ni d'Ève.

-> Nettoyer mon frigo, le vider des restes qui datent de Mathusalem et qui n'ont rien à envier aux expériences scientifiques de la NASA.

-> Me dénicher un sac à main / sac besace blanc - qui, contrairement aux vestons blancs, ne risque pas de me couvrir de ridicule.

-> Profiter de la gratuité que me procure ma carte de l'ICOM (ouais, jet-setteuse VIP de musées, rien de moins) pour aller visiter l'expo Le monde du corps 2. Je songe d'ailleurs à léguer mon corps à l'équipe de plastination du Dr Gunther von Hagens. Muséo-addict jusqu'au bout des doigts... ou devrais-je dire des tendons et autres tissus humains.

-> Faire le tri de mes trop nombreuses fringues et me débarasser du superflu d'une manière quelconque, sans toutefois en faire une dépression post-partum.

-> Adhérer à nouveau parti. Lequel? Je ne le sais diablement pas.

-> Préparer mon périple en sol new-yorkais. Des suggestions? Forcément, j'irai faire le plein de musées... et un peu de shopping... Fais gaffe, Sephora, j'arrive! Mouahahaha [rire démoniaque].

-> Me délecter de quelques mets indiens en compagnie de mon bien-aimé.

-> Assouvir mon fétiche de pain aux bananes et popoter une nouvelle recette de pain aux bananes version 2.0.

-> Dormir un minimun de 8 heures par nuit sans subir de traumatisme onirique.

-> Visionner un film sur grand écran. Ratatouille?

-> Ne pas célébrer la fête du Canada. :-p

Ouf. Je suis déjà essouflée.

(*) Je me crois presque. Presque.

jeudi, juin 28, 2007

Emily, find me that piece of paper I had in my hand yesterday morning. (*)

(*) Miranda Priestly dans The Devils Wears Prada.

***

Prenez une journée merdique. Rajoutez-y un peu de complications embêtantes et de malencontreux ennuis que vous devez résoudre par vous-même car vraisemblablement, vous êtes seule sur votre île, telle une réplique (féminine et frisée) de Chuck de Cast Away, et personne ne vous prêtera main-forte. Pas même un ballon de volley. Saupoudrez le tout d'une tonne de requêtes de la part de toutes les personnes qui vous entourent. Requêtes qui n'ont rien à envier au titre du présent billet. Vous obtiendrez hummm...??.... Voyons voir. Pas même le tiers de ma journée.

***

Ma patronne recevait en entrevue une charmante jeune femme aujourd'hui. Nous partageons le même bureau, aussi l'entretien a-t-il été ponctué de Émilie, pourrais-tu me dire... Émilie, do you remember ... Émilie, où est ceci... Émilie, pourrais-tu me trouver cela... Émilie, please do this now ... Émilie, est-ce que je pourrais t'emprunter... Aujourd'hui, tant ma patronne que mes collègues, que des gens sortis de nulle part m'ont assaillie de supplications urgentes, de souhaits pressants et autres exigences devant être impérativement réglées en moins de deux. À un point tel que lorsque ma patronne a quitté le bureau l'espace d'un court instant, la demoiselle s'est tournée vers moi, me demandant:

- Did you watch the movie The Devils wears Prada?

[Je hoche la tête.] Yes, I did.

- You remind me of Emily, you know, Miranda's assistant. Emily do this, Emily do that.

Je me suis alors esclaffée. Un rire quasi-hystérique.

- Oh, sometimes it's so true. Soooooooooooo true.

***

Welcome to my world!

Dumas, remède à la grisaille

Plus tôt ce matin, une radio commerciale a eu assez de cran pour faire une chose insensée. Elle a osé faire jouer du Dumas.

Pas du Dany Bédar, les Trois Accords, Kaïn ou un des staracadémiciens dont les chansons réussissent à ulcérer mon fragile estomac. Non. Du Dumas.

Il n'en fallait pas plus pour que mon coeur soit en liesse! Et ce, malgré le temps moche, gris, humide, malgré les tuiles qui me tombent sur la tête au travail (au sens figuré) depuis que j'ai déposé le bout de ma gougoune sur le pas de la porte ce matin, malgré le rêve traumatisant que mon univers onirique a vomi cette nuit, malgré qu'il fasse au-dessus de 30 degrés Celcius dans toutes les pièces de mon condo et malgré cette impression de journée merdique qui plane au-dessus de ma tête.

mercredi, juin 27, 2007

Je ne dirai rien

Je demeurerai muette comme un corps de motard au fond du fleuve. Je me duct-taperai la bouche et ne dirai mot.

Pauline Marois est officiellement la prochaine tête qui roulera sous le coup de machette du bourreau péquiste. Parce qu'au PQ, les têtes tombent vite. Surtout quand elles sont, comment dire, légèrement... hum... euh... ahem... Bah, employons les vrais mots. Enflées. Surtout lorsqu'elles sont enflées.


Jamais deux sans trois. Elle l'a eu son couronnement. Mais je ne dirai rien.

Je n'oserai surtout pas chuchoter qu'elle beurre épais lorsqu'elle prétend avoir entendu le peuple, vouloir l'écouter, désirer ardemment prendre le pouls d'une populace qu'elle cherche à saisir dans son intégralité, border les bambins, donner un bain aux personnes âgées dans les CHLSD, réparer les viaducs désuets, remédier au décrochage scolaire, botter les fesses de Mario Dumont, être porte-parole de Star Académie et que sais-je.

Mais je n'émettrai pas un son.

J'ai toujours cru qu'elle revenait hanter les couloirs du pouvoir justement pour le pouvoir. Et pour figurer aux livres d'histoire. Première femme à la tête de ce parti, ce n'est pas de la petite bière. De la moyenne, probablement, mais pas certainement pas de la grosse bière non plus.

Mais non, oh non, je ne le penserai pas tout haut.

Première femme à la barre du PQ. Oui, et puis? Féministe indigne que je suis. Femme, peut-être. Mais pas la bonne. Pas celle que je choisirais. Pas celle qui fera rejaillir le feu, comme le chantait Brel. En tout cas, pas le mien. Pas mon feu à moi.

Chut! Je ne dirai rien. Le silence le plus strict.

En entrevue au Téléjournal, madame Marois a affirmé qu'elle aurait fait différemment d'André Boisclair, qui, lors de la campagne électorale a fait trop peu trop tard. Permettez-moi d'en douter.

Mais mon doute, je le garderai pour moi. Je ne l'admettrai qu'in petto et à demi-mot. Peut-être même dans une langue inconnue.

Certes, elle connaît le terrain. Politicienne de longue date, elle a touché à de nombreux ministères de ses doigts de dame patronnesse (et je citerai à nouveau Brel - c'est avec du vieux qu'on fait du neuf - ou plutôt qu'on croit faire du neuf). Est-ce moi qui devient sénile malgré mon jeune âge, ou bien rien de ce qu'elle aura pu accomplir n'est resté gravé dans mon esprit? Seules quelques bévues ont été enregistrées par ma mémoire pas si sélective.

Cependant, je me tairai. Parce que, le duct tape, ça colle. Encore plus que les Super Sticky Notes.