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jeudi, décembre 13, 2007

Le retour de la blogueuse cornue ou ôde à un chanteur qui fixe le temps

Après mûre réflexion et réflexion longuement mûrie, après avoir cogité des journées durant, entre deux boîtes d'articles de cuisine, de babioles disparates, de livres d'art (qui ont donné du fil à retordre aux déménageurs) ou de disques compacts, entre deux chansons de Dumas, après avoir délibérément souhaité mettre fin à cette longue série de billets sans queue ni tête, tel un suicide de mots qui ne veulent plus rien signifier, après n'avoir plus trop su à quoi m'en tenir, me revoilà. À petites doses, probablement. Car la modération a bien meilleur goût.

Que dire de plus. De retour au noir, le rose m'ayant fichu une vilaine nausée à la longue. Exit l'atmosphère peptobismolisante. Noir peut-être, mais sans ombrage. Noir parce que mon ombre est noire, mais plus mon horizon. Noir, parce que, tiens, le noir amincit. Et j'avais besoin d'une sacrée cure d'amaigrissement. Ce n'est pas tant mon poids qui pose problème. En fait, si. Je portais tout le poids du monde sur mes épaules, tel le géant Atlas, en version féminine 5'10 et moins mythologique il va sans dire (bah, il n'existe aucune entrée me concernant sur Wikipedia. Du moins, pas à ce jour! Mais votre humble servante y travaille. :-p)

Ce poids s'est envolé dans le cosmos, dans une zone lointaine, pouf, disparu, volatilisé, supprimé. J'ai regagné mon bonheur petit à petit, non sans avoir trimé dur et récolté au passage quelques coups de pieds au derrière.

Ces deux derniers mois m'ont permi de me redéfinir. De survivre, d'abord. Puis de vivre. Car il fait bon vivre.

En c'est ainsi que plus forte que jamais, en début de semaine, j'ai symboliquement célébré deux anniversaires. Un premier mois chez moi, un mois de vie en solo dans un petit loft charmant comme tout, bien qu'encore envahi de boîtes en transit entre ici et ailleurs. Puis, un quatrième mois avec chéri qui n'a pas pris les jambes à son cou malgré la forte concentration de complications que je représente nécessairement pour un être humain normal (tu es anormal, chéri, dis-moi?).

Je souligne au passage un événement qui a ponctué ces deux derniers mois d'une pause artistique bien méritée ET quasi orgasmique (rien de moins). J'ai assisté - en compagnie d'un chéri malade et dont les muscles endoloris n'ont pas permis de se joindre à ma transe extatique dans l'allée, parce que, du haut de mes quelques centimètres et demi, je craignais de voiler la vue à cette masse assise derrière moi - à une prestation musicale de mon chanteur québécois préféré, et j'ai nommé Patrick Norman. Bah, non, quand même. Faut pas charrier. Revenons quelques lignes plus haut... entre les cartons de bidules sans lendemain, de qui s'agit-il?

Quel précieux souvenir. Aussi bien musicalement parlant que visuellement parlant (ohhhhhh qu'il était trooooop chou en rouge et noir, mes couleurs préférées). Quel moment hallucinant. J'avais l'impression d'être à la fois sur l'acide, la caféine, l'alcool et un puissant psychotrope modifiant toutes mes perceptions sensibles. Et pourtant, je n'avais ingurgité aucune subtance illicite ce jour-là. Sauf peut-être quelques malheureuses tranches de bacon.

Dumas est sans conteste un être des plus fascinants, qui fait vibrer son public au son de ses exceptionnelles mélodies brillamment jumelées à des textes d'une poésie ennivrante, qui crée une accoutumance insoupçonnée. On devient addict.

Je n'avais encore jamais vu Dumas en chair et os. Que dis-je. En sueur et en guitare. Quelle prestation. Il se donne littéralement sur scène, tel un Jacques Brel des temps modernes - et pas trop belge non plus. J'en avais la chair de poule. Le souffle court.

Lorsqu'il a joué Alors, alors, un long frisson a parcouru ma nuque. Mon coeur a failli s'arrêter net. J'ai empoigné la main de chéri. Pas qu'il s'agisse de ma chanson préférée. Mais, sentimentalement parlant, c'est une chanson qui me parle comme nulle autre.Qui me porte comme nulle autre. C'est notre chanson, celle qui nous a soudé l'un à l'autre. En jetant un coup d'oeil en direction d'un chéri dont le regard transpercé par l'émotion m'a secoué aussi, j'ai resseré mes doigts contre les siens et j'ai savouré la chanson, notre chanson. Jusqu'au plus profond de mon être, je l'ai portée et je me suis laissée transporter. J'étais dans ma bulle.

*


13 commentaires:

bumpert a dit...

Beau billet chérie!!!

Emilie a dit...

Beau commentaire chéri!!! :-D

bumpert a dit...

Merci chérie!!!

Thierry B. a dit...

Je suis content que tu retrouves le bonheur. C'est beaucoup de travail, mais cela en vaut la peine. :)

Inkognitho a dit...

Bon retour ; )

Emilie a dit...

Merci Thierry et Inko!

Guill a dit...

Content de te relire.

Et Dumas, il rocke! (Je me répète, je sais!)

Francis a dit...

Yeah, the return !

billeturbain a dit...

Enfin du nouveau matériel de ta part. La madame est bien contente :-)

En passant, j'aime bien le nouveau look de ton blogue.

Passe un beau temps des fêtes et au plaisir de te relire de façon régulière.

CManu a dit...

Bon retour, un peu plus long que le dernier j'espère...

nathalie a dit...

NON : Pas de suicide de mots...
Je viens tout juste de prendre connaissance de ton Blogue ...
Attends avant de mettre fin à ton Blogue !!!!!!!!!!!!
Merci pour ce beau moment passé à lire tes écris.
Sympathiques et drôles ...tes billets.
À bientôt !

Renart L'éveillé a dit...

Bon retour et Joyeux Noël!

Elaine a dit...

cool blog! première visite :)
à bientôt.