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mercredi, mai 09, 2007

C't'une fois un gars qui dessinait des p'tits bonhommes...

Un 9 mai chaud, propice à une ballade au centre-ville. C'est ainsi qu'en ce jour de congé béni (et bien mérité), j'ai voulu m'accorder un moment de divertissement plaisant: direction Musée des Beaux-arts de Montréal. [Aveu:] Où je n'avais pas mis les pieds (ni les mains d'ailleurs, car mes pieds ne se dissocient pas si facilement du reste de mon corps, mon esprit oui, mais pas mes pieds) depuis août dernier. Ces derniers mois, j'ai beaucoup négligé cette passion qui, pourtant, m'allume énormément. Qui me transporte avec allégresse vers d'autres mondes.

Le problème est le suivant: je préfère nettement visiter les musées en semaine, à l'ouverture, puisque règle générale, le nombre de visiteurs y est moindre qu'en fin d'après-midi ou que le week-end. Et, travail oblige, j'étais rarement libre à 11h00 un mercredi matin.


Revenon
s à nos moutons (ou plutôt à nos animaux un tantinet anthropomorphes). Il était une fois Walt Disney sera probablement le blockbuster muséal montréalais de l'été. Quoiqu'en fait de blockbuster, j'ai déjà vu plus courru. Par contre, il s'agit là d'un blockbuster rafraîchissant. Exit les Monet, Picasso, Renoir, Van Gogh et autres grands princes de l'histoire de l'art, maintes et maintes fois donnés à voir (j'allais dire donnés en pâture...). Cette fois-ci, le visiteur est encore en terrain familier, mais il s'agit d'une thématique peu exploitée dans ce haut lieu de culture: les sources artistiques d'un créateur de dessins animés. Pas mal, pas mal.

L'exposition, qui a joui d'une renommée certaine à Paris, est présentée à Montréal en exclusivité nord-américaine. Ouhhhh hiiiiiii, nous sommes choyés à Montréal. Nous sommes les plussse meilleurs de l'Amérique du Nord. Ou alors c'est que quelqu'un, quelque part, a de bonnes connections.

Y sont présentées les sources d'inspiration de Walt Disney et de ses compatriotes dessinateurs qui se sont rendus aux confins de l'Europe (mais également des États-Unis) pour y dénicher des modèles, des références stylistiques, des figures mythiques qui leur ont servi de points de repères créateurs. Les oeuvres auxquelles Disney s'est abreuvé sont donc multiples, variées: art visuel, cinéma, personnages fictifs ou réels,
et tutti quanti.

L'exposition sous le signe disneyein (bah oui, j'invente un mot) est certes assez intéressante, quoique plutôt éclatée. J'ai l'impression d'en être ressortie essoufflée. Un peu comme si on avait voulu trop en montrer à la fois. Un éclatement de couleurs, de matériaux, de médias. Des films ici, des bouquins là, des planches de dessin un peu plus loin, des tableaux, des oeuvres diverses, alouette! Je me suis sentie un peu accaparée malgré moi par ce microcosme Disney, mes sens ont été monopolisés par ce foisonnement d'oeuvres, de tonalités, de sons, d'impressions. Happée, comme si tout tourbillonnait autour de moi. Digne d'une scène de Fantasia, je vous jure.

Dans un autre ordre d'idées, qui dit le monde merveilleux de Disney dit nécessairement enfants. Cependant, j'ai l'impression que le public ciblé par les concepteurs d'Il était une fois Walt Disney est un public d'âge adulte. On a voulu atteindre le coeur et l'esprit des grands enfants, je présume. Toutefois, ce midi, beaucoup de groupes de très jeunes enfants étaient sur place et pourtant, je ne crois pas que l'exposition s'adresse véritablement aux enfants d'âge préscolaire. Rien ne se prête réellement à la venue de petits êtres hauts comme trois pommes et demie. Les présentoirs hors d'atteinte, les oeuvres accrochées à hauteur d'yeux (d'adultes - quoique toujours trop bas pour moi, mais bon, ça c'est une autre paire de manches), etc. Les tout-petits ont envie de toucher à ces objets colorés, de manipuler ces personnages qu'ils reconnaissent, mais ils n'en ont pas le droit. Les expositions de ce type sont rarement conçues en fonction des enfants ou pour les enfants - on y greffe plutôt différents supports d'interprétation s'adressant à cette clientèle particulière: des visites, des activités, des ateliers. Euh. Pardonnez cette parenthèse éducato-muséale (j'invente un autre mot). Je suis victime d'une déformation "professionnelle" héritée d'un stage en milieu muséal, accompli en présence d'enfants... qui m'ont beaucoup appris. Les enfants sont de très bons professeurs!

Finalement, une salle minuscule a particulièrement retenu mon attention. Elle est consacrée au destin qui a uni deux hommes dont les univers fantasmagoriques ont fasciné et fascinent toujours: Disney et Dali. Oui. Vous avez bien lu. D et D: ils y étaient prédestinés. :-D

Période post Deuxième guerre. Deux hommes se rencontrent. Contre toutes attentes, leurs mondes fusionnent. De là naît Destino: un (très) court métrage qui sera abandonné à l'époque, avant d'être récemment repris par la maison de production Disney (2003).

Surprenant. Saisissant. 6 minutes. 6 courtes mais fascinantes minutes.

5 commentaires:

Folliculaire a dit...

Merci de me donner le goût d'y faire le saut lors de mon prochain arrêt à Montréal.

Pour être baveux, lol, je vais visiter cet été le château allemand qui a inspiré Walt Disney. En bavière à part ça. Je vais toujours trop loin pour voir des merveilles, donc je vais faire mon effort pour MTL.

Genevieve a dit...

Je DOIS y aller, je dois y aller, je dois y aller ..... zut de zut, là j'ai le temps, plus d'excuses. Et en plus, ça se termine très bientôt !
Merci pour l'aperçu :)

Emilie a dit...

Folliculaire: Ahh, quelle chance!

Mais il est vrai qu'on a souvent de bien belles choses sous nos yeux et qu'on ne s'en rend pas vraiment compte!

Geneviève: L'exposition se termine dans un mois... prends ton temps, mais pas trop! :-)

p o i s o n e d * a dit...

Cette exposition m'intéresse, elle aussi! J'ai donc celle-ci à voir puis celle des corps humains. Ça promet, ça promet.

Et puis c'est intéressant de voir ce que la muséologue en toi pense de tout ça! =D Je trouve ça un peu dommage que les jeunes peuvent pas vraiment apprécié l'exposition, un petit coin pour les petits (s'entends tout de même, trop petits... c'est pas sa place) ça aurait été fun, question de leur faire un brain wash que les musées c'est pas moche! XD

Emilie a dit...

Ah oui, l'exposition au Centre des Sciences! Je veux la voir aussi. Il y a longtemps que je l'attends!

La muséologue en moi a un peu perdu de son "innocence" lorsqu'elle visite des expositions. Je critique beaucoup, peu importe l'expo que je visite. *Cet accrochage-là ne met pas en valeur les oeuvres.* La couleur des salles ne rend pas justice à ce qui s'y trouve exposé. * La thématique est mal exploitée. * Trop de textes à lire (rhâaa, ça c'est le MBAM tout craché). * Tu vois un peu le genre de commentaires que j'émets... Tout haut ou dans ma tête. :-D