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samedi, mars 10, 2007

Que s'est-il passé?


Je me pose la question.

Flashback.


C'était vers la fin de l'année 2005 (fin novembre ou début décembre, je ne sais plus trop).

J'avais un cours en après-midi à l'Université de Montréal. Je revenais d'un séjour à Paris, aussi je ne m'étais pas vraiment attardée à l'actualité québécoise depuis quelques semaines.

Sans trop comprendre pourquoi, en arrivant au pavillon 3200, j'avais remarqué que l'atmosphère était plus fébrile qu'à l'habitude. Puis, au détour d'un corridor, j'avais aperçu une affiche, annonçant une mini-conférence du nouveau chef du PQ (en l'occurence André Boisclair), qui se joignait au candidat Farouk Karim. Ce dernier se présentait aux élections complémentaires dans la circonscription d'Outremont. J'étais à la fois surprise et heureuse de la nomination d'André Boisclair à titre de chef du parti. J'avais la très ferme impression que ce serait le début d'une ère nouvelle pour le PQ.

Boisclair m'avait paru allumé, passionné lors de cette courte conférence. Il parlait certes un peu trop vite et en des termes parfois pas trop clairs. En revanche, dans ma tête, il s'agissait là d'une faute plutôt vénielle que venait nettement contrebalancer la bouffée d'air frais que Boisclair apportait au parti. Il avait ranimé chez moi la flamme (pas totalement éteinte, mais elle avait plus que jamais besoin d'être attisée, j'étais sur le point d'aller voir ailleurs... politiquement, on s'entend hein!)... Du coup, comme plusieurs autres qui se sont laissés courtiser (par l'attrait de la nouveauté, peut-être), j'ai suivi la vague d'adhésion au parti. J'y suis allée d'un petit don de 5$ et, fin décembre 2005, je suis devenue officiellement membre du PQ (comme en faisait foi une carte aux couleurs du PQ, qui traîne toujours dans mon porte-feuilles, d'ailleurs). Moi qui avait pourtant toujours été péquiste (enfin, depuis que j'étais en âge de voter), je venais enfin d'affirmer haut et fort mon appartenance au parti. Par analogie, c'était comme être croyante sans être pratiquante. À ce moment de mon parcours de citoyenne engagée, j'étais en quelque sorte devenue pratiquante.

J'avais cru, comme beaucoup d'autres, à un vent de changement.

Ce vent a vraisemblablement changé de cap... Il a soufflé en direction opposée. En effet, le PQ et son chef vont de déconfiture en déconfiture depuis quelques mois. Je me pose sincèrement la question: que s'est-il passé?

La flamme, une fois de plus, vascille.

De croyante que j'étais, j'en suis venue à me dire que ce "dieu" n'est finalement qu'un être humain. On ne peut pas s'attendre d'un être humain qu'il fasse des miracles.


Source de la photo, Journal universitaire Quartier Libre: http://www.ql.umontreal.ca/volume12/numero2/interviewe.html

5 commentaires:

p o i s o n e d * a dit...

Personnellement, après avoir espérer beaucoup du PQ, j'en suit venue à penser que l'âme du PQ s'est éteinte en même temps que Lévesque... Les partisans du temps sont devenus tranquillement pas vite des rejetons aux yeux des autres.

Lévesque doit revirer dans sa tombe à voir ce à quoi son parti s'est abaissé au fil des ans...
Oui, il y a encore des péquistes mais ils ne se battent plus pour rien.

Emilie a dit...

Je pense que ce que Lévesque avait et qui fait défaut aux autres, c'est une sorte de charisme. Il était très rassembleur...

Inkognitho a dit...

Les gens ne se reconnaissent pas dans Boisclair et c'est ce qui est malheureux. Les gens en ont ras le bol de Charest et il risque d'être réélu faute d'avoir d'adversaire. Il faut croire au chef et tout le reste se fait tout seul. J'ose encore rêver que les meilleurs années du PQ ne sont pas derrières. Allez André, montres-nous ce dont tu es capable.

Emilie a dit...

Boisclair est un type brillant. Je n'en doute pas une seconde. On dirait cependant qu'il lui manque un petit quelquechose pour que les gens adhèrent à son discours...

Inkognitho a dit...

J'espère qu'il saura nous envoûter le soir du grand combat. Que nous verrons qu'il est le meilleur des 3 pour nous diriger.